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Accusée de diffamation, Bolloré vertement sermonnée par le Gabon

par BITOLI Valérie - 11 Feb 2020, 14:05 156 Vues 0 Commentaires
IMG Le DG de Bolloré, Serge Agnero, en très mauvaise posture.

La multinationale française vient d’être accusée par les autorités gabonaises de diffamation et de propagation de fausses nouvelles. Ce, pour avoir remis en cause la fiabilité du logiciel de gestion des ports utilisé par le Gabon.

Un ministre du gouvernement Gabonais (ministre de l’Economie soit-il)  qui convoque illico presto le directeur général de Bolloré Gabon pour une remontée de bretelles.  La scène est rare voire surprenante, mais démontre bien que depuis quelques années, la multinationale française est en sérieuse perte de vitesse dans la sous-région.

 

Alors que la société Bolloré ne s‘est pas encore remise de la perte du contrat d’exploitation du terminal à conteneurs  du port de Douala (au Cameroun), au Gabon le groupe vient d’être sérieusement réprimandé par les autorités de ce pays.  L’ivoirien, Serge Agnero, actuel directeur général de Bolloré, a  été convoqué le 10 février dernier à prendre part à une réunion de crise au ministère de l’Economie. 

 

Le ministre en charge de ce département, Jean Marie Ogandanga n’aurait pas digéré les critiques faites  par la multinationale sur le logiciel Sydonia World.  Bolloré Gabon souligne dans une note interne, d’importants « bugs » et des dysfonctionnements du nouveau logiciel, rapportent nos confrères d’Info 241.  

 

Plus grave, poursuit  le site en ligne, l’entreprise a dans la même note, relevé la non- maîtrise de l’outil par la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI). Inacceptable pour la partie gabonaise qui accuse désormais Bolloré Gabon de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles.  Tout en relevant que Bolloré jette le discrédit sur un outil performant développé  par la Conférence des nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED)  et utilisé dans 85 autres Etats.   

 

Pour équilibre d’informations, nous avons pris attache avec le service  communication de Bolloré qui indique ne pas vouloir se prononcer, pour l’heure,  sur cette actualité.  Preuve que le sujet dérange.

 

(Affaire à suivre)

 

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