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Politique

Affaire Nicolas Nguema : Me Jean Paul Moubembé : « Il faut que les juges deviennent réellement indépendants… »

IMG L' avocat dénonce une justice aux ordres.

Il  reste convaincu que la mise sous mandat de dépôt de son client n’obéit à aucune procédure juridique normale. Du moins à une procédure  qui respecte la loi. A  cet effet, Me Jean Paul Moubembé ne cesse de multiplier les déclarations de presse pour fustiger les circonstances dans lesquelles son client, Paul  Nicolas Nguema,  a été placé par  le juge d’instruction en charge de cette affaire sous mandat de dépôt alors que le même juge avait décidé une semaine  avant de sa libération provisoire. Preuve que les accusations d’escroquerie en lien avec la vente d’une barge portées contre Nicolas Nguema n’étaient pas soutenues par  de véritables éléments de preuves.

 

Mais alors qu’est ce qui a changé dans le dossier ? Y a-t-il eu, entre temps, des faits nouveaux qui ont pu emmener le magistrat à soutenir les accusations d’escroquerie ?  

 

Il n’en est rien, rétorque Me Moubembé devant la presse. «  Je suis complètement abasourdi, je ne sais pas si c’est un droit nouveau. On ne peut mettre la personne en détention préventive que s’il y a une nouvelle charge. Mais dans cette affaire, on nous appelle en urgence pour que mon client soit entendu au fond, le juge pose deux ou trois questions et lui décerne un mandat de dépôt.  Sans aucun débat contradictoire en présence du  ministère public.   Alors qu’on devait au moins  débattre sur cette nouvelle demande.  Je n’ai pas hésité de dire au juge que j’ai entendu beaucoup de choses avant qu’elle ne prenne cette décision, mais j’espérais qu’elle dise le droit. Or il n’en est rien (…)  Il faudra que les juges deviennent indépendants.  Il faut que l’on arrive à faire en sorte que les juges ne soient plus nommés » relève, avec force, l’avocat. 

 

Pour  l’homme de droit, les implications extérieures, notamment politiques, sont trop flagrantes dans ce dossier.  Au point d’indiquer que « la pauvre juge d’instruction » n’avait pas d’autres choix que de mettre en application les instructions reçues de plus haut.  « Parce qu’en face de mon client se trouve l’Etat Gabonais  dans l’affaire Santullo » conclut-il avec dépit.   

 

 

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