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Politique

Appel à agir : « La crise sanitaire (…) une opportunité pour bâillonner le pays sans s’embarrasser des règles de l’Etat de droit »

par BITOLI Valérie - 30 Jul 2020, 08:42 640 Vues 0 Commentaires
IMG Une vue des membres du regroupement citoyen.

Le regroupement citoyen vient, à travers une lettre adressée à la Cheffe du gouvernement, d’exiger la levée de toutes les mesures illégales qui sont arbitrairement imposées au pays.

Ali Bongo est-il toujours capable d’assumer les charges liées à la fonction de président de la République ? La question demeure à l’ordre du jour pour le regroupement citoyen «  Appel à agir ». A cet effet, Placide Aubiang Nzeh, Noël Bertrand Boundzanga, Elza Ritchuelle Boukandou, Franck Ndjimbi, Nicolas Nguema, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Anges Kevin Nzigou, Marc Ona Essangui, Edgard Owono Ndong et Maxime Minault Zima Ebeyard viennent de saisir la Cheffe du gouvernement dans un courrier en date du 20 juillet dernier.

 

Si l’objet de la missive adressée à Rose Christiane Ossouka Raponda porte sur le respect des règles de l’État de droit dans la gestion de la crise sanitaire, les Dix accusent ouvertement l’ancienne équipe conduite par Julien Nkoghé Bekalé d’avoir donné le sentiment de se servir de cette crise pour « bâillonner le pays sans s’embarrasser des règles de l’Etat de droit, et ainsi mieux dissimuler l’incapacité du président de la République à assumer les charges de sa fonction ». 

 

Les Dix en veulent pour preuve la prolongation en toute illégalité des mesures restrictives en rapport avec le régime d’exception. « Aucun vote du Parlement n’a autorisé la prorogation de la durée de ces mesures dans le temps. » dégaine le regroupement citoyen. C’est pourquoi, indique-t-il, l’interdiction sur l’ensemble du territoire des regroupements de plus de dix personnes, qui rend entre autres, impossible toute manifestation publique, constitue une violation de la liberté d’expression garantie par la constitution. De même que la fermeture de tous les lieux de culte sur l’ensemble du territoire, constitue une violation de « la libre pratique de la religion » garantie par la constitution. »

 

Conséquence, le regroupement citoyen invite la Cheffe du gouvernement au respect de la Constitution gabonaise et des valeurs républicaines. Tout en relevant   que « la violation permanente de la loi ne saurait constituer un modèle de gouvernement pour notre pays ».   « Appel à agir » indique attendre de Rose Christiane Ossouka Raponda  la levée de toutes ces mesures illégales qui sont arbitrairement imposées au pays.

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