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Bien Mal Acquis : le scandale d’Atelier 74

par BITOLI Valérie - 20 Feb 2020, 17:05 1330 Vues 0 Commentaires
IMG Comment Omar des Plateaux a pillé le pays au profit de sa famille.

Le journal le Monde et le site en ligne Médiapart viennent de révéler les malversations financières et autres opérations de blanchiment d’argent de la famille Bongo.

Atelier 74 une entreprise française spécialisée dans la décoration d’intérieur basée à Annecy, une ville de la France, s’implante au Gabon. Nous sommes précisément en 2003. En apparence rien de surprenant,  une société française de plus au pays d’Omar, c’est la routine. Détrompez-vous !

 

L’entreprise de décoration, révèle le journal le Monde,  va servir  à la famille Bongo de société écran pour le dépôt d’importantes sommes d’argent et pour l’acquisition de plusieurs biens immobiliers en France.  Le compte BGFI-Bank de cette société va soudainement se retrouvé être crédité de la somme de 21,65 milliards de Fcfa. Si l’origine de ce pactole   n’est  pas tout de suite connue, la somme sera transférée dans les comptes bancaires de la maison mère à Paris. Pourquoi une petite structure spécialisée dans la décoration d’intérieur a reçu autant d’argent ?

 

 

Le journal français révèle que cet argent  va servir à l’achat d’une villa des Bongo à Nice à hauteur de 7,2 milliards de Fcfa, de même que 20, 7 milliards de Fcfa pour l’acquisition de l’hôtel particulier de la Rue de Beaume et 7 milliards nécessaires pour boucler la transaction relative à une résidence à la Rue de Dosne ( laquelle transaction ne va finalement pas aboutir).

 

 

D’après le site en ligne Médiapart, toutes ces révélations ont eu lieu grâce a une perquisition de la police française dans les locaux de la banque BNP Parisbas. Les documents retrouvés indiquent que certaines sommes qui ont transité sur le compte BNP d’Atelier 74, ont permis à la famille Bongo de faire transiter plus de 52 millions d’euros  soit à peu près 34 milliards de Fcfa.  Des révélations gênantes pour la famille présidentielle et le gouvernement gabonais embarqués dans une opération interne de lutte contre la corruption.  Si l’on veut être cohérent avec soit même, les instances judiciaires nationales devraient ouvrir des instructions contre les auteurs et les bénéficiaires de ce pillage à ciel ouvert des fonds publics.  La probité et l’égalité de tous devant la loi, commencent aussi par là.

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