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Biens Mal acquis en France : Ali Bongo tente « d’enlever son corps »

IMG Ali Bongo dit ne pas être concerné par les BMA.

L’étau judiciaire français se resserre sur le clan Bongo. Cette fois-ci, les juges en charge de ce dossier vont bien au-delà de simples auditions. Au mois d’avril dernier, révèle le Financial Afrik, l’Office central pour la répression de la grande délinquance (OCRGDF) a saisi plusieurs biens présumés mal acquis par feu président Omar Bongo. « Sa famille et ses proches, représentant près du tiers des saisies réalisées, depuis 2011, par la Police judiciaire française », indique le leader de l’information financière en Afrique.

 

Il n’en fallait pas plus pour créer un vent de panique à Libreville.    Le porte-parole de la présidence de la République,   Jessy Ella Ekogha, a  tout de suite  réagi lors de la conférence de presse organisée hier, mardi 02 juin, en prétendant qu’Ali Bongo n’était ni de près, ni de loin concerné par l’affaire des biens mal acquis.

 

« M. Ali Bongo Ondimba, n’a jamais été mis en cause ni même entendu dans le cadre de cette affaire dite des Biens mal acquis.  Il y a des personnes qui ont été entendues, interrogées, mises en cause. Mais le Président de la République ne fait pas partie de ces personnes-là. C’est une précision, je le répète, importante et dont les médias ne peuvent pas ne pas tenir compte s’ils sont rigoureux et honnêtes intellectuellement », a souligné le porte-parole de la présidence de la République. 

 

 

Sauf que cette sortie aussi maladroite que grossière relance le débat sur bien des aspects : Ali Bongo a-t-il renoncé de manière officielle à l’héritage de son père pour prétendre ne pas être concerné, ni de près, ni de loin, par ce dossier ? Sinon  à quel titre ce dernier avait-il fait don à l’Etat gabonais, pour la transformation en une université de musique, de la résidence d’Oyo appartenant pourtant à son père Omar Bongo ?  Faut-il rappeler à Jessy Ella Ekogha, que dans une affaire d’héritage, l’on hérite aussi bien de l’actif que du passif.  Pas besoin de faire une thèse en droit successoral pour la maîtrise de ce B.A.BA.  Mais bon, nul besoin d’épiloguer sur le niveau réel de Jessy Ella Ekogha.  S’il en est à faire regretter l’époque d’Alain Claude Bilié Bi Nze, c’est bien la preuve que le costume de porte-parole de la présidence de la République est bien trop grand pour lui.

 

 

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