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BLA extrait d’isolement : l’intervention à géométrie variable de la France

par BITOLI Valérie - 13 Jan 2020, 10:11 872 Vues 0 Commentaires
IMG BLA lors de son déférement à la prison centrale

D’après Jeune Afrique, la consule de France au Gabon a intervenu pour exiger des responsables de la prison centrale la sortie en cellule d’isolement de BLA.

L’ex directeur de cabinet d’Ali Bongo,  Brice Laccruche Alihanga (BLA) vient d’être extrait de la cellule d’isolement pour retrouver celle de droit commun. C’est du moins l’information donnée par le journal Panafricain Jeune Afrique dans sa livraison du 12 janvier. L’hebdomadaire international révèle que l’ex DCPR a passé les fêtes de fin d’années dans une cellule d’isolement souffrant d’une otite aigue qui s’est aggravée le 29 décembre 2019. Une situation, qui d’après  JA, a poussé la Consule générale de  France au Gabon, Marguerite Francy Degardin, à intervenir et à exiger du régisseur de la prison centrale de Gros-bouquet une prise en charge. Conséquence, poursuit JA, depuis le 1er janvier, BLA dort seul dans sa cellule de 9 m2. En présence de gardiens, il voit son épouse trois fois par semaine, ce en dépit du fait qu’il n’ont droit à aucun contact physique.

 

Si, au nom du respect des droits de l’Homme et du respect de la dignité humaine, l’on peut saluer l’intervention ( une énième fois) de la France en faveur de BLA, cette immixtion ne manque pas  de relancer la polémique sur les ingérences  de l’ex Métropole dans ce dossier.  L’action de Marguerite Francy Degardin étant tout de suite perçue dans l’opinion comme un privilège accordé à un ressortissant Français blanc.  La Consule de France s’est-elle aussi intéressée au sort des autres ressortissants franco-gabonais tels que l’ancien porte-parole de la Présidence, Ike Ngouoni ? 

La conception des droits de l’homme pour la France ne serait-elle pas à géométrie variable ? Sinon comment expliquer le silence de la même France devant les conditions d’incarcération, à la maison d’arrêt de Gros-bouquet,  des deux mille détenus que constitue la population carcérale. Il  aurait pourtant été plus cohérent que le pays des « droits de l’homme »  par ses représentants intervienne pour une amélioration générale des conditions de détention de l’ensemble des détenus.  Sauf à laisser penser qu’au pays d’Emmanuel  Macron  ces conditions varient  d’une nationalité à une autre.

 

Pis, l'intrusion de Marguerite Francy Degardin vient  renforcer  la thèse  de ceux qui pensent que la France a toujours soutenu en sourdine les agissements de l’ex directeur de cabinet.  Même si, le 06 décembre dernier, l’ambassadeur de la France au Gabon, Philipe Autié, avait au sortir d’une audience avec Ali Bongo, nié toute immixtion de son pays dans une affaire interne.

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