IMG-LOGO
Accueil Article Conseil des ministres : la curieuse valse des gouverneurs
Politique

Conseil des ministres : la curieuse valse des gouverneurs

par BITOLI Valérie - 10 Apr 2020, 10:46 666 Vues 1 Commentaires
IMG L' ancien gouverneur du Haut-Ogooué procédait à l'installation des préfets.

Le conseil des ministres, de ce jeudi 9 avril, a entériné un important remaniement à la tête des gouvernorats des neuf provinces du pays.

Après le chamboulement au sein des forces de défense et de sécurité qui a eu lieu, le 02 avril dernier, le régime  vient de  procéder à un remaniement complet à la tête des  neuf gouvernorats que compte le pays.  Une  valse qui ne s’explique pas alors que le pays est engagé dans la lutte contre le Coronavirus. Ce  qui fait dire à plusieurs observateurs qu’elle obéit à d’autres visées.

 

Le grand perdant de ce bouleversement est curieusement,  Eloi Nzondo. Celui qui occupait jusqu’à ce jour le poste de gouverneur de la province du Haut-Ogooué est débarqué pour n’être recasé nul part.  Etrange quand on sait   que le 03 mars dernier, cet ancien ministre du Travail avait été promu en sein du Parti démocratique gabonais au poste de Secrétaire général adjoint 2 chargé des relations avec les partenaires politiques et associatifs. Le départ de  ce proche de Malika Bongo serait dû, d’après plusieurs sources, à une incompatibilité entre le poste de gouverneur et  les hautes responsabilités au sein du parti au pouvoir.  Quoique, plusieurs mauvaises langues  y voient un limogeage en lien avec l’arrivée, le 22 mars dernier, dans le Haut-Ogooué  (précisément à Bongoville)  de Denis Omar Bongo Ondimba.  Plusieurs sources bien introduites dans les arcanes du palais révèlent qu’Eloi Nzondo n’a  pu empêcher la visite gênante du fils d'Omar Bongo et petit-fils du président Congolais, Sassou Nguesso.

 

En tout cas, quelque soit les raisons du limogeage d’Eloi Nzondo, l’Exécutif a fait appel à Jacques Denis Tsanga pour à nouveau administrer la province d’où est originaire la famille présidentielle. Ce natif de l’Ogooué-Lolo, ancien ministre des Eaux et forêts est surtout connu pour avoir géré l’élection présidentielle de 2016 qui a donné à Ali Bongo 99,99 % de voix. Un score à la Soviétique qui a fait basculer l’élection en faveur de l’actuel locataire du bord de mer.

 

Du reste, Joël Ogouma qui occupait le poste de gouverneur de la province du Woleu-Ntem vient lui aussi de  faire les frais de ce remaniement. Il a été rappelé à la présidence de la République au poste de  conseiller politique d’Ali Bongo.  Un poste qu’il a occupé après avoir été limogé de la tête de la direction générale des impôts.  

 

Scénario similaire pour  Benjamin Banguebe Mayoubi. L’ancien gouverneur  de la province de la Ngounié est nommé conseiller spécial du président de la République. Il est remplacé à ce poste par Paulette Mengue M’Owono, précédemment gouverneur de la province du Moyen-Ogooué.  Cette localité du pays sera désormais gérée par l’ancien Préfet de la Mpassa (Franceville), Bernabé Mbagalivoua. 

 

A  la tête de la province de l’Estuaire,  Marie Françoise  Dikoumba remplace  Guillaume Andjangoue Lappel. L’ancienne ministre délégué aux affaires sociales quitte le Moyen-Ogooué qui échoit désormais à Jean Bosco Assigambagni. Christiane Leckat, qui était jusqu’ici gouverneur de la province de la Nyanga,  va désormais chapeauter celle  de l’Ogooué-Ivindo en remplacement de Jules Djeki, lequel est muté à la tête du gouvernorat du Woleu-Ntem.  La province de la Nyanga sera dorénavant administrée par Nicole Nouhando. 

 

Autre limogeage celui de Patrice Othina à la tête de la province de l’Ogooué-Maritime, ce dernier est remplacé par  Paul Ngome Ayong. 

Partagez:

1 Commentaires

AKOMA MBA - Apr 10, 12:36

Pays vraiment étrange, au lieu de nous concentrer sur la covid19, ils pensent d'abord aux nominations, et on demande à la population de faire preuve de civisme.


Postez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués * sont obligatoires