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Contestation du Code du travail : le début de la paralysie !

par BITOLI Valérie - 23 Jan 2020, 11:37 228 Vues 0 Commentaires
IMG A Comilog tout est désormais à l'arrêt.

En dépit de la volte-face de deux confédérations syndicales, les agents des secteurs privés et parapublics sont rentrés en grève ce matin.

 

 

En voulant arrêter à la dernière minute un mouvement qu’ils avaient collégialement lancé, Philipe Djoula de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga) et Jean-Claude Bekalé de la Confédération gabonaise des syndicats libres (CGSL) viennent d’apprendre à leur dépens que dans tous mouvements de revendications sociales, c’est la base qui décide. Rien que la base.  L’arrangement obtenu dans des conditions opaques avec  le Premier ministre, Julien Nkoghé Bekalé et son ministre du Travail, Madeleine Berre, n’a pas empêché les syndicats de déclencher dès aujourd’hui leur mouvement de grève dans l’ensemble du pays.  

 

Quelques heures avant,  les responsables syndicaux  de l’Onep, du Syntee+, du Syp-Cnss, de GSEZ Port… signaient un communiqué au sein duquel ils désavouaient ouvertement les responsables des deux Confédérations syndicales en appelant les agents sans distinction d’affiliation à paralyser l’ensemble des activités.  C’est chose faite, puisque depuis ce matin, les agents de la Seeg à Libreville, Port-gentil et dans les autres villes ont cessé toutes activités. La même chose pour les travailleurs du secteur Pétrole ; à la Société gabonaise de raffinerie (Sogara) les employés sont sortis des bureaux. A Rabi sur le site pétrolier de la société Assala, tout a été immobilisé.  C’est aussi le cas à Moanda où  les agents de la Comilog ont fermé le portail et bloqué la plupart des activités d’exploitation du manganèse.

 

L’effet boule de neige est désormais à craindre eu égard à la volonté des travailleurs  de faire annuler un projet du Code du travail qu’ils estiment esclavagiste. A des années lumière des assurances du gouvernement qui indiquait la tenue prochaine d’une plénière pour échanger sur les dispositions non favorables aux travailleurs dans ledit projet du Code.  Voilà les pyromanes qui  jouent désormais aux pompiers.  Mais le feu a pris une telle ampleur qu’il faudra plus que de simples promesses de l’organisation d’une plénière pour l’éteindre.

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