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Société

Coronavirus : « pas de réorganisation sans nos salaires… »

par BITOLI Valérie - 10 Mar 2020, 14:18 133 Vues 0 Commentaires
IMG La banderole déployée par les agents.

C’est le mot d’ordre des agents du Samu Social de Mouila, lesquels exigent le paiement immédiat de 18 mois de salaires avant un déploiement relatif aux mesures sécuritaires contre le Coronavirus.

On peut encore s’estimer  heureux qu’à ce jour aucun cas d’infection au Coronavirus n’a été  détecté au Gabon. Si jamais cela venait à arriver, il ne restera qu’à s’en remettre à Dieu pour éviter  une catastrophe sanitaire  dans le pays.  Le dire, ce n’est  pas faire preuve d’un scepticisme  visant au découragement ou à la panique, c’est juste faire constater qu’une fois de plus le gouvernement met la charrue avant les bœufs en plus de se donner à une sorte de divertissement médiatique sur une question aussi importante. 

 

Pour preuve, alors que l’Exécutif multiplie  les réunions stratégiques appelant les structures sanitaires à déployer des plans d’urgence pour faire face à de possibles cas de contamination,  le gouvernement a oublié de régler en amont les  problèmes d’impayés de salaires et des primes des personnels de santé. Conséquence, les agents du Samu social de Mouila (capitale provinciale de la Ngounié) viennent de décider de tout paralyser afin d’exiger le paiement  immédiat  de 18 mois de salaires.  Ces derniers, indique le site en ligne Mouila 24, se sentent abusés et ne sont pas prêts à mettre en application la moindre mesure relative au Coronavirus.

 

Pour rappel, le Samu social a entre autres pour rôles, de  secourir les personnes en grande difficulté sociale, de permettre aux populations en détresse d’avoir des consultations médico-psychologiques gratuites ou d’écouter et répertorier, à travers le centre d’appel, les problèmes graves auxquels sont confrontées les populations les plus vulnérables, et faire la veille sanitaire et sociale de ces appels.

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