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Politique

Coup d’Etat manqué du 07 janvier : 4 sous-officiers de gendarmerie croupissent toujours à Sans famille

par BITOLI Valérie - 23 Jan 2020, 15:56 428 Vues 0 Commentaires
IMG La Gendarmerie paie t-il le lourd tribut du coup d'Etat manqué des éléments de la GR?

Un an après la tentative de coup d’Etat manqué, quatre sous-officiers de la gendarmerie sont toujours détenus à Sans-famille pour des délits de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat.

Ils étaient cette nuit du 07 janvier 2019 de garde au poste de contrôle de Gabon Télévisions.  Sadibi Ibinga, Yoka Gilles, Mintsa Mi Ona et Ben Mvoumby Wora, tous, sous-officiers de gendarmerie nationale, font tour à tour leurs rondes sans se soucier du drame qui les quête. Pourtant autour de 4 heures du matin, la vie des quatre sous-officiers bascule quand un commando de la Garde Républicaine fait irruption dans les locaux de la Radio et de la Télévision nationale.  Le groupe du Lieutenant Kelly Ondo Obiang vient de faire irruption à la maison Georges Rawiri et va très vite neutraliser les sous-officiers de gendarmerie de garde.

La suite de l’affaire est connue de tous ; message à la Nation des putschistes puis intervention de l’armée régulière et arrestations. Par contre ce qui l’est moins, c’est l’arrestation dans des conditions totalement opaques des quatre sous-officiers de gendarmerie. Ils seront  interrogés par les services de la Contre-ingérence militaire, couramment appelés B2, puis déférés à la prison centrale de Gros-bouquet. Pourquoi ? Un an plus tard où en est-on?

 

La réponse est apportée par leur avocat, Me Pie Makanga Missamou, qui  en préambule à une conférence de presse qu’il donnera le samedi 25 janvier prochain révèle que ses clients sont accusés de crime et délit de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et dégradation des biens publics lors des événements du 07 janvier 2019. L’avocat entend éclairer l’opinion, lors de cette prise de parole, sur  les conditions de détention de ses clients placés en détention préventive depuis plus d’un an. 

 

 Une détention préventive qui ne cesse de soulever plusieurs interrogations  dans l’opinion : comment expliquer la détention à Sans famille de ce groupe d’agents de la gendarmerie alors que les officiers supérieurs de la Garde Républicaine, sous les ordres desquels Kelly Ondo Obiang travaillait, n’ont jamais été inquiétés  ? Comment le groupe de Kelly a pu se procurer des armes de pointe à une heure aussi tardive de la nuit ? Pourquoi les responsables des services  armement de la GR n’ont jamais été inquiétés ?  Comment expliquer que les enquêtes n’ont jamais été orientées vers les possibles commanditaires?  Des interrogations toujours sans réponses.  Une partie du  voile sera peut-être levée ce samedi.

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