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Société

Dépénalisation de l’homosexualité : Les chrétiens du Gabon rentrent dans un combat spirituel de trois jours

par BITOLI Valérie - 06 Jul 2020, 16:28 675 Vues 0 Commentaires
IMG Apotre Jude Benjamin Ngoua, lors de la déclaration.

Certainement conduit par l’esprit divin, les responsables des églises de réveils appellent l'ensemble des croyants à trois jours de prières et de lamentations en faveur du Gabon.

Au sortir de la rencontre organisée le  1er dernier juillet visant à exiger la réouverture des lieux de cultes d’ici le 12 du mois en cours,  les responsables des communautés des églises de réveil et autres ont décidé de lancer un « appel à tous les croyants » pour des croisades de prières, de lamentations et jeûnes pour sauver le pays des abîmes de la malédiction.

 

Dès ce  mardi 7 et ce jusqu’au jeudi 9 juillet, le combat spirituel est ouvert contre  toutes ces lois et abominations qui souillent et divisent la nation. Interdits de rassemblement, les croyants devront élever leur voix dans leurs maisons afin d'implorer la miséricorde et la compassion de Dieu face à toutes les souffrances infligées au peuple.

 

« Nous  n'avons pas dénoncé les atrocités, les crimes, les injustices, les dérapages. Même les païens ont crié contre l'église qui est restée muette, terrée dans ses cavernes et se cachant derrière la prière » ont  déclaré les hommes d’église en forme de mea-culpa. Désormais consciente du rôle qui est le sien, l'église du Gabon se veut maintenant citoyenne et se dit prête à assumer pleinement son rôle de lumière du monde comme l’indiquent les évangiles de Mathieu chapitre 5 au verset 13 à 15.

 

Sauf que le gouvernement désormais décidé à mater toute forme de rébellion même au sein des églises,  vient de faire adopter l’article 221 du nouveau code pénal. Lequel indique que les ministres des cultes qui manifestent, prononcent, dans l’exercice de leur ministère et en assemblée publique, un discours orienté vers l’appel à la contestation de l’autorité publique et la menace de la paix sociale, sont punis d’un emprisonnement  d’un an au plus et d’une amende de 3 millions de Fcfa au plus, ou de l’une de ces deux peines seulement.  La guerre est désormais ouverte entre l’Eglise et le pouvoir central.

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