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(Eaux et forêts) Pourquoi Lee White veut tuer le CNAP ?

par BITOLI Valérie - 11 Jun 2020, 15:59 478 Vues 0 Commentaires
IMG Lee White est désormais sur la sellete.

Le ministre des Eaux et forêts est accusé de vouloir tuer cette entité pour reloger l’Agence nationale des parcs nationaux désormais à la ruine et sans domicile fixe.

Jamais de mémoire de gabonais, plusieurs entités au sein d’un même département ministériel ont été  aussi unanimes pour demander le départ d’un ministre. Lee White peut au moins se féliciter pour  cet exploit. Opérateurs économiques, syndicats,   responsables administratifs…tous veulent sa tête et ils ne s’en cachent plus. 

 

Et ce n’est pas les agents du  Centre national Anti pollution (CNAP)  qui se mettront en marge de ce vaste mouvement de protestation contre le ministre d’origine britannique.  Ces derniers, bien au contraire, montent eux aussi au créneau pour dénoncer  les manœuvres du ministre visant à  faire supprimer  cet organisme. Une manœuvre incompréhensible pour les agents. Ce d’autant plus qu’ils viennent d’être astreints à rester chez eux et à libérer le plus rapidement les locaux de l’entité sis à STFO.

 

Or, tempêtent plusieurs cadres dans cette entité, l’établissement qui existe  au Gabon depuis 1976 a été créé par une loi prise en conseil des ministres, sa  suppression devrait aussi  respecter la même procédure. Il n’en est rien. «  Nous avons sollicité des cessations de services qui ne sont jamais arrivés. Plus grave, le DAF a été convoqué par le directeur de cabinet du ministre pour qu’il libère dans l’immédiat la gestion des comptes du CNAP »  fait savoir une source. Question ;  pourquoi Lee White  tient absolument à faire disparaître  une entité dont les comptes sont au vert (près de 17 millions de Fcfa d’excédents, lors de la dernière clôture budgétaire) ?

 

 Il ne fallait pas chercher bien loin pour vite se rendre compte,  que Lee White tente, d’après plusieurs sources, de casser l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) dans les bâtiments du CNAP.  A la vérité,  le ministre britannique de l’Ogooué-Ivindo veut, par tous les moyens, sauver une entité dont il a été durant près d’une décennie le Secrétaire exécutif. Le bilan est connu de tous ; catastrophique.   Au point que l’ANPN a été chassée des locaux qu’elle louait dans la zone de Batterie V.  

 

Sauf que cette suppression, si elle est actée, n’est pas sans conséquence ;  qu’en est-il de l’avenir du personnel ? De la gestion des dossiers en cours ? Du processus de liquidation ? Et, de la tenue des engagements vis-à-vis  des partenaires extérieurs ?  Des question d’ailleurs soulevées par le Secrétaire général du gouvernement dans  un courrier daté, du 20 mars dernier, adressé à son collègue du ministère des Eaux et forêts.

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