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Enlèvements, psychose, violence : Ali Bongo, la grande absence

par BITOLI Valérie - 28 Jan 2020, 14:16 413 Vues 0 Commentaires
IMG Ali Bongo est-il encore apte à diriger?

Le président de la République est demeuré quasiment aphone face aux événements susceptibles de plonger le pays dans le chaos.

Un simple message sur sa page Facebook dans lequel le président de la République s’indigne des événements récents et dans lequel il promet l’exemplarité de la Justice. C’est tout !  Devant la psychose et les violences consécutives au spectre des enlèvements d’enfants, Ali Bongo à une nouvelle fois brillé par une communication à minima. Pour ne pas dire totalement désintéressée devant la gravité de la situation.

 

Quelques semaines avant, le locataire du bord de mer a observé le silence devant les grèves des élèves en lien avec  la contestation des réformes du baccalauréat. S’il va de soit que le président de la République, clé de voute des institutions, n’est pas tenu de s’exprimer sur tous les sujets et n’importe comment, il est tout de même surprenant  de relever qu’Ali Bongo a pris l’habitude d’observer le mutisme face aux situations périlleuses pour le pays. Donnant l’impression qu’il n’y a plus de capitaine à la tête du bateau Gabon.

 

Et l’enchaînement des événements donne bien raison à ceux des compatriotes qui s’interrogent sur les  capacités physiques   d’Ali Bongo à assumer les charges à la tête de l’Etat.  Sauf à faire preuve de cécité volontaire, tout le monde constate bien que le président de la République n’a pas récupéré de son Accident vasculaire cérébrale (AVC). Affaiblit  par la maladie,  Ali Bongo n’a plus, depuis plus d’un an, honoré un seul rendez-vous  hors du pays.  Le Gabon est désormais représenté à l’extérieur, soit par le Premier ministre, soit par le ministre des Affaires étrangères. Des sous-représentations qui excluent de facto le Gabon  des conclaves  et autres réunions entre Chefs d’Etat.

 

Pire,  les absences répétées d’Ali Bongo contraignent désormais les tenants du pouvoir à violer régulièrement la Constitution.  Sinon comment expliquer qu’à l’issue du conseil interministériel du  24 janvier dernier, le gouvernement en soit arrivé à prendre des décisions impactant la Nation alors que ce cadre ne s’y prête pas.  Preuve que l’absence du Chef, pour des raisons de santé sans doutes, plonge Julien Nkoghé Bekalé et ses ministres dans une position inconfortable. N’est-il pas temps, au nom des intérêts supérieurs de la Nation, de mettre fin  à cette  cacophonie ?

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