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Foncier : Vente illicite d'un terrain de l'Etat par des expatriés à Angondjé

par BITOLI Valérie - 31 Aug 2020, 16:25 513 Vues 0 Commentaires
IMG Les demandes d'arrêt des travaux ne dissuadent pas les acquéreurs.

Le site de l'usine du traitement des eaux usées construite avant d'être abandonné par l'État est devenu la propriété de plusieurs individus. Vente illégale de terrains, escroqueries, menaces de déguerpissement…tout y passe.

Par  Wilfrid Kombe Nziengui

 

Plusieurs expatriés, certainement soutenus dans l'ombre par des hautes personnalités gabonaises, s'illustrent dans la vente illicite de parcelles à Angondjé dans la commune d'Akanda. Après avoir dépossédé plusieurs familles gabonaises de leurs terrains sur la base de faux titres fonciers, le groupe de malfrats s'en serait pris au site reversé à l'usine de traitement des eaux usées, construite par le ministère des Hydrocarbures il y a quelques années et situé à quelques encablures du stade de l'amitié Sino-Gabonaise.

 

Ce site sur lequel avait déjà été construite l'usine a été abandonné par l'État comme c’est

le cas pour plusieurs projets. Mais ce bien abandonné est curieusement devenu la propriété de plusieurs individus qui y ont construit leurs habitations.

 

Des informations recueillies dans les alentours, laisseraient croire que le site aurait été acheté par un expatrié. Ce que n'aurait pas confirmé un des responsables de la Direction des hydrocarbures, qui aurait même décidé, il y a quelques mois, de se rendre sur les lieux pour s'en imprégner. « L'un des responsables du projet a été informé de la situation avant que lui-même ne décide de se rendre sur place. À son retour, il avait promis d'envoyer des engins pour détruire les constructions et déguerpir les squatters. Mais depuis lors, rien n'a été fait. Au contraire, les maisons n'ont fait que pousser », ainsi relate une source proche du dossier.

 

Sur place, les ouvriers commis pour la construction des bâtiments ne daignent donner la  moindre information sur les conditions  d'acquisition de ce bien de l'Etat. Encore moins les identités des propriétaires des bâtisses qui prennent forme. Quoique plusieurs indiscrétions révèlent que des gros barons seraient les propriétaires des parcelles.

 

(Affaire à suivre)

 

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