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Politique

Incarcération arbitraire : Pascal Oyougou, otage d’un régime ignoble ?

par BITOLI Valérie - 05 Jan 2021, 13:06 452 Vues 0 Commentaires
IMG Pascal Oyougou paie le prix de son engagement politique.

Le 08 septembre 2017, il a été arrêté par les agents de la Direction générale des recherches (DGR), puis jeté à la Prison centrale de Gros-Bouquet. Plus de trois ans après, l’ancien Secrétaire général du Rassemblement héritage et modernité (RHM)  est toujours incarcéré.

 

« Le régime tient en captivité un homme qui a commis pour seul crime de renoncer aux privilèges du pouvoir, pour exiger l’alternance démocratique au sommet de l’Etat », dénonce une source proche de la famille du détenu.   

 

 

Depuis cette arrestation, la famille de l’opposant vit  un cauchemar. Chaque semaine depuis trois ans,  la vie d’Eiane Oyougou (son épouse)  est partagée entre les activités familiales, professionnelles et les visites à la prison de Gros­-Bouquet.   Le 24 janvier 2018, cette femme met en place un comité de soutien aux prisonniers politiques afin de concentrer et mener les actions pour la libération de son époux et d’autres détenus politiques. 

 

«  Mon mari, 40 ans d’expérience dans le domaine aérien n’a jamais posé un acte répréhensible ou injurié quelqu’un. Jamais il n’a levé sa main sur un individu. Mais aujourd’hui le pouvoir tente de le faire passer pour un terroriste. Quand il était au Parti démocratique gabonais (PDG), mon domicile était fréquenté par beaucoup des personnalités du pouvoir (…) mais pour avoir dit non, nous ne pouvons plus continuer  ainsi, le Gabon n’est pas un bien personnel, il fait  l’objet de poursuites pour atteinte à la sécurité de l’Etat » indiquait  Eliane Eyougou dans une  interview accordée à nos confrères du  journal La Loupe en janvier 2018.  

 

En dépit de ces dénonciations, la situation d’Oyougou n’a pourtant pas changé. Bien au contraire, le dossier d’accusation semble être bloqué. Oyougou n’est ni remis en liberté, ni condamné à la suite d’un procès.  «  L’objectif  est qu’il meurt   (…)  mon mari est humilié » dénonçait l’épouse du détenu dans la même interview.  Entre temps, le pouvoir en place se borne à rappeler  qu’il n’y a  dans ses prisons aucun prisonnier politique.  De qui se moque-t-on ?

 

 

 

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