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Politique

La troisième voie : « Que se passerait-il si la situation « d’indisponibilité temporaire » venait à se reproduire ? »

par BITOLI Valérie - 15 Jul 2020, 09:00 321 Vues 0 Commentaires
IMG Gérard Ella Nguema et ses pairs volent au secours de Mborantsuo.

C’est la question posée par le regroupement politique lors de sa dernière conférence de presse. Gérard Ella Nguema et les siens estiment qu’il y a au sein de notre constitution un vide au niveau de l’article 13 de la constitution.

Ils revendiquent une liberté de ton, à leur sens, nécessaire à l’amélioration du débat politique  et au rayonnement démocratique.  Les partis politiques de la troisième voie ont,  à l’occasion d’une nouvelle déclaration de presse donnée le 14 juillet dernier, posé le débat de la vacance de pouvoir. Au moment où des voix s’élèvent à l’intérieur comme à l’extérieur du pays pour s’interroger sur les capacités physiques et cognitives dont dispose Ali Bongo pour continuer à diriger le pays, la troisième voie interroge plutôt le flou entretenu autour de l’article 13 de la constitution. 

 

 A cet effet, Gérard Ella Nguema et les siens rappellent  que lorsque le président Ali Bongo est tombé malade en 2018 à Ryad, et qu’il s’est durablement trouvé incapable d’assumer ses fonctions de chef de l’Etat, la présidente de la  Cour constitutionnelle et les autres juges ont rédigé un alinéa visant à compléter, à titre temporaire, les lacunes du fameux article 13 qui n’envisageait que des cas de vacance liés à une incapacité définitive. 

 

Or, poursuit  le regroupement politique, depuis  que le président s’est rétabli selon le communiqué officiel et a pu reprendre ses fonctions, cet alinéa qui alimente toutes les suppositions  a été purement et simplement retiré. «  La constitution actuellement en vigueur en République gabonaise est en chaque article identique à celle qui avait  cours avant la maladie d’Ali Bongo »  rajoute le regroupement politique.  La troisième voie vole ainsi au secours de Marie Madeleine Mborantsuo et accuse ouvertement les instances habilitées, notamment le parlement, de ne pas saisir la cour constitutionnelle pour ouvrir le débat sur la nécessité de compléter les lacunes récemment observées dans l’écriture de l’article 13 entrainant ainsi une révision constitutionnelle.

 

Cela relève, d’après Gérard  Ella Nguema, du bon sens, mais surtout du principe de précaution car que se passerait-il si cette situation «  d’indisponibilité temporaire » venait à se reproduire ? Elle aura une durée de combien de temps ? A qui va incomber la direction du pays ? A un collège de responsables d’institutions ? A un collaborateur du chef de l’Etat ? Au Coordinateur général des affaires présidentielles ? A qui profite donc le maintien de ce flou ? De ces lacunes ? Interroge « La Troisième voie ».  

 

Le mouvement politique annonce pour ce faire l’organisation dans les mois à venir d’une campagne pour l’organisation d’une grande consultation nationale au cours de laquelle les problèmes qui minent le pays seront débattus.

 

 

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