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Les Bongo, désordre de succession : Ce que dénonce Libération…

par BITOLI Valérie - 11 Aug 2020, 12:32 3156 Vues 1 Commentaires
IMG Une athmosphère de fin de règne.

Le journal Français n’y est pas allé de main morte en dévoilant les méandres de « la dynastie finissante » des Bongo. Extraits d’un article à fort retentissement à Libreville.

(Par Maria Malagardis — 10 août 2020 à 17:41)

 

Ali Bongo : président disparu des radars depuis 2018, ne doit sa place qu’à son statut d’héritier et à une élection contestée.

 

Gabon, le Palais du bord de mer : Une forteresse qui incarne toujours un pouvoir sans partage, l’omniprésence d’une famille, d’un nom : les Bongo.

 

Gabon : des routes crevassées, rendues impraticables à la moindre pluie, relient des poches de misère où plus rien ne fonctionne. Ni les écoles.  Ni les centres de santé. Ni même une administration gangrenée par la corruption.

 

Gabon : Le désastre s’impose partout. Mais le palais reste silencieux. Le pouvoir semble même plus insaisissable que jamais.

 

Ali Bongo : L’actuel maître des lieux, Ali Bongo, victime d’un terrible AVC le 26 octobre 2018 à Riyad, en Arabie Saoudite, ne s’est plus jamais exprimé en public depuis. Ne faisant que de rares apparitions très encadrées, regard vitreux et voix d’automate.

 

Ali Bongo inapte : Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ne l’a pas démenti, il a juste éludé le sujet. Comme le font depuis des mois les diplomates, partenaires économiques, pays voisins ou amis.

 

Ali Bongo usurpateur : Tous sont pourtant également conscients que ce président fantomatique, qui ne doit sa place qu’à son statut d’héritier, a été réélu en 2016 à la faveur d’une tricherie grossière.

 

Présidentielle 2016 : Une élection unanimement contestée, vite suivie d’une répression sanglante. Avec le QG du principal opposant d’Ali Bongo bombardé et pris d’assaut lors de cette nuit funeste du 31 août 2016 restée dans toutes les mémoires.

 

Présidentielle 2016 : Le hold-up électoral d’Ali Bongo sera finalement validé par l’ancienne maîtresse de son père, l’inamovible présidente de la Cour constitutionnelle (depuis 1998), Marie-Madeleine Mborantsuo.

 

Sylvia Valentin Bongo : Depuis qu’Ali est malade, cette jolie quinquagénaire, au visage un peu trop lisse, est la vraie régente au Palais du bord de mer.

 

Sylvia Valentin Bongo : Sylvia ne cache plus son rêve de promouvoir le fils aîné du couple, Noureddin.

 

Au Gabon : les richesses du pays continuent à s’évaporer dans la brume tropicale malgré un contexte de crise sociale inédit.

 

Quoiqu’à Libreville, l’on sait très bien que la dynastie des Bongo n’est plus qu’une coquille vide.  Le pouvoir est désormais aux mains des Valentin. Un passage marqué par la purge de plusieurs demi-frères d’Ali  du cercle du pouvoir : Fréderic, Pascaline, Christian… ont été les uns après les autres poussés vers la sortie. Dans ce contexte de guerre larvée, le nom d’Omar Denis Junior,  le fils d’Omar Bongo avec Edith Lucie Sassou Nguesso, revient avec  insistance comme potentiel candidat à l’élection présidentielle de 2023. Même si le petit-fils du président Congolais n’a jamais ouvertement fait état d’une telle ambition. Mais ses rapports avec les Valentin n’ont jamais été des plus cordiaux.

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1 Commentaires

SERGE MAKAYA - Aug 11, 14:53

Ni pour Junior, ni pour Nourredine. L'un est un Bongo, l'autre un enfant adopté au Maroc. L'idéal pour le Gabon serait de se PASSER définitivement de ces deux familles : Bongo et Valentin. En tout cas, nous l'espérons.


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