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Les camions de Kevazingo bloqués dans le Woleu-Ntem : La société Ultra-bois Gabon est-elle rattrapée par ses manigances ?

IMG Une vue des camions de bois bloqués.

Les camions chargés de Kevazingo et bloqués dans les villages non loin de la Commune de Bitam, suscitent désormais de multiples interrogations, non seulement autour des conditions d'attribution des autorisations qui ont conduit à leurs chargements, mais surtout sur l'acquisition même du document (certificat de cessions) qui a été délivré à cette société.

 

Le document portant sur les volumes de bois qui ont été attribués à la société pourrait être à l'origine de nombreuses interrogations, car selon certaines informations parvenues à notre rédaction, il se trouve que non seulement les procédures en matière d'attribution des volumes de bois abandonnés n'auraient pas été respectées, mais il semble également que l'exploitant aurait bénéficié d'un traitement de faveur en 2017, que certains opérateurs commencent à remettre en cause aujourd'hui.

 

Selon, des informations de plusieurs sources, monsieur Patrick Ponsard Nama, ancien chargé de mission d'Ali Bongo, entre 2009 et 2014, aurait fait jouer ses relations pour obtenir de la part de l'ancien membre du gouvernement, Estelle Ondo, alors ministre des Eaux et Forêts, un volume de Kevazingo à la mesure de son statut politique. C'est dans cette logique de soutien mutuel que la ministre des Eaux et Forêts, aurait consenti à céder au patron de la société Ultra-bois Gabon, un volume de près de 1.000 m3 de Kevazingo. Jusque là, rien d'anormal.

 

Seulement, le sieur Patrick Ponsard Nama,  non seulement n'aurait pas fait un inventaire normal des bois avant attribution, mais en plus, aurait payé dix fois moins que le prix fixé par la réglementation en matière de cession de volumes de Kevazingo. Jusqu'ici, tous ceux qui étaient informés de ces faits avaient choisi de se taire et de consommer en silence ce traitement de faveur qui avait été réservé à la société Ultra-bois Gabon. Mais les événements de ces dernières semaines ont conduit certains agents du ministère des Eaux et Forêts et de nombreux forestiers à réagir, à cause de l'arrogance et les manigances du patron de la société Ultra-bois Gabon, qui se comporte désormais en véritable saboteur du projet de relance de la filière de récupération de Kevazingo, depuis que ses camions ont été bloqués par le ministre en charge de la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance, Francis Nkéa.

 

La mercuriale du ministère des Eaux et Forêts fixe le m3 de Kevazingo à 210.000FCFA. La majorité des exploitants ont eu droit à une réduction n'excédant pas les 30% de la valeur du bois, a cause d'une  éventuelle situation de defréchissement desdits bois. Sur les 210.000 FCFA le m3, il était exigé le montant 160.000FCFA, environs par m3 à  chaque acheteur. 40% de ce montant soit prêt de 60.000FCFA par m3 était payé directement au trésor public, le reste était payé dans les caisses de la DGF pour les frais d'huissier de justice, les frais des membres de la commission et les frais des agents des directions provinciales. L'argent payé  dans les caisses de la DGF était inscrit dans un document récapitulatif de l'opération de vente. Donc, pour 100m3, il fallait débourser au trésor public, un minimum de 6 millions. Dans le cas de la société Ultra-bois Gabon, pour 1.000 m3 de bois de Kevazingo, il aurait donc dû payer un minimum  60 millions au trésor public.

 

Le reste du payement, c'est-à-dire les cent 100 millions aurait dû être inscrit dans un document récapitulatif du payement. Hors, il se trouve que non seulement le processus d'attribution a été faussé, mais la société Ultra-bois Gabon n'aurait payé en tout et pour tout que la somme de vingt 20 millions au trésor public, pour acquérir les 1.000 m3 de bois de Kevazingo, soit vingt (20.000.FCFA) mille Francs CFA le m3.

 

En réaction, indiquent nos sources, les responsables de la société incriminée auraient entrepris de soulever certains villageois, dans le Woleu ntem pour dénoncer, le braquage de ses opérations frauduleuses de récupération de Kevzingo, avec la complicité des agents des eaux et Forêts en poste à Bitam. L'administration gagnerait à faire la lumière dans cette affaire et reconsidérer l'attribution de ces volumes de bois de Kevazingo dont bénéficie frauduleusement la société Ultra-bois Gabon.

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2 Commentaires

- Nov 14, 18:37

- Nov 14, 18:37


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