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Société

Malversations financières et détournements de bois aux Eaux et forêts : Les entreprises chinoises crient leur innocence

par BITOLI Valérie - 18 Dec 2020, 11:43 302 Vues 0 Commentaires
IMG Une concession forestière faisant l'objet de malversations.

Ils ne comptent  pas accepter d’être livré à la vindicte populaire au moment où éclate au ministère des Eaux et forêts  un énième scandale sur les détournements des bois et les malversations financières.

 

Joint par notre rédaction, les opérateurs économiques chinois accusés d’être à l’origine de cette mafia  affirment ne pas avoir des exploitations forestières. Ils indiquent plutôt être ravitaillés par les exploitants et fermiers forestiers gabonais qui, à leur tour, reçoivent le quitus de l'administration des Eaux et forêts, pour travailler légalement.

 

Dans la plupart des cas, ces opérateurs économiques ne connaissent pas les forêts gabonaises. Ils achètent le bois sur les parcs des exploitations forestières. A défaut d’être livrés sur les parcs de leurs usines. D’après nos interlocuteurs, s'il y a exploitation illégale et blanchiment, c'est de la responsabilité des fermiers et exploitants forestiers titulaires des permis forestiers avec l'administration des Eaux et forêts.

 

Victimes d’abus de confiance et d’escroquerie

 

Pour ces opérateurs, l'opinion nationale et internationale doit savoir que les opérateurs économiques chinois sont aussi victimes d’abus de confiance et d’escroquerie dans leurs ambitions d'acquérir des permis forestiers gabonais. Les cas de Gallardo et Luo dans les permis Okano-TCBG, de Jean-François Ntoutoume Emane-la société Pengxin, les escroqueries de Charles Nzue Essono dans les permis de Lalara, de Billy dans les permis de Ndjolé et Franck dans les permis de l'Estuaire sont de parfaites illustrations.

 

Selon des accords particuliers, les opérateurs économiques chinois apportent les préfinancements ou les financements pour les exploitations forestières. En plus des financements, ils apportent également les matériaux et les engins susceptibles de favoriser l'aménagement et l'exploitation forestière dans les permis forestiers des Gabonais, relèvent-ils.

 

Ces derniers s'acquittent de leurs obligations fiscales et des exigences imposées par l'administration des Eaux et forêts. Cependant, lorsque l'exploitation illégale et le blanchiment de bois sont constatés, l'administration des Eaux et forêts infligent des amendes transactionnelles colossales aux auteurs indélicats.

 

Il y a une tendance à rejeter la responsabilité sur les opérateurs économiques chinois, alors que l'administration des Eaux et forêts échoue dans l'accomplissement de ses missions régaliennes. Le cas du scandale du Kévazingo et les récentes arrestations des agents des Eaux et forêts doivent amener le gouvernement à définir une politique saine d’exploitation du bois au Gabon.

 

Les raisons de l'exploitation illégale du bois au Gabon sont endogènes au ministère de tutelle. Il ne sert à rien de trouver les victimes chez ceux qui apportent leur force de travail, concluent nos interlocuteurs.

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