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Société

Mekambo: Le nouvel hôpital abandonné par l'État

par BITOLI Valérie - 08 Sep 2020, 13:56 125 Vues 0 Commentaires
IMG Une vue de l'édifice à l'abandon.

L'hôpital de Mekambo, le chef lieu du département de la Zadié, est abandonné par les pouvoirs publics et livré à la désuétude.

Par Wilfrid Kombe Nziengui

 

C'est le triste décor que nous présente le nouvel hôpital de Mekambo, le chef-lieu du département de la Zadié. Cette structure sanitaire construite depuis 2007 et livrée en 2013, croupi dans de hautes herbes. Dans la contrée, cet édifice moderne est l'unique du genre qui fait la fierté de tout le département. Même si certains bâtiments nécessitent des retouches, les habitants de Mekambo ne comprennent pas ce qui empêche l'ouverture de cet hôpital.

 

Construit à la Corniche, un quartier excentré du centre-ville, certains bâtiments  pourraient à tout moment s'écrouler, car fragilisés par les nombreuses fissures occasionnées par l'humidité. Depuis 2013, date à laquelle les travaux ont pris fin, cet espace sanitaire a été transformé en un refuse de bandits. Ampoules électriques, vitres et autres installations ont même été vandalisés. Un bilan qui traduit l'incompétence des pouvoirs publics qui peinent à équiper un simple hôpital qui devrait pourtant accueillir les patients de tout le département qui sont pour le moment obligés de rallier Makokou, la capitale provinciale de l'Ogooué-Ivindo pour se faire soigner.

 

Selon une source proche du ministère de la Santé, la situation en serait là, par la faute des autorités de tutelle qui ne fourniraient aucun effort afin d'équiper la structure. De quoi à se demander où vont les colossaux budgets alloués au ministère de la santé depuis 2013?

 

Pour le moment et comme d'habitude, les populations du département de la Zadié, à défaut de se rendre à Makokou, se contentent de l'ancien centre médical de Mekambo. Déjà amorti par le poids de l'âge, la plupart des lits sont érigés sur des morceaux des parpaings.  Les patients, surtout les internés sont conditionnés à débourser 1000 F CFA par jour. Une somme que peinent à payer les malades dont la plupart sont issus des couches sociales  vulnérables.

 

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