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Ministère de la Culture et des arts : L’Enam décline sous le regard impuissant de Michel Menga M’Essone

IMG L'ENAM tombe en ruines.

Construite, il y a plusieurs décennies, l'Ecole nationale des arts et de manufacture, située dans la banlieue du PK 11, sur la nationale 1, est, aujourd'hui, l'ombre d’elle-même. Une traversée du désert qui n’émeut pas les pouvoirs publics.

 

L. M

 

Elle a sorti plusieurs générations de professeurs en Art. Mais, aujourd’hui, l’Ecole nationale des arts et manufactures du Gabon connaît une traversée du désert. Et ce, depuis plusieurs années. L’effectif de l’établissement, d’après plusieurs sources, est passé d’environ 200 étudiants en 2016 à 20 apprenants en 2021. L’absence de concours ne peut, à elle seule, servir de raison à la réduction des effectifs. En vérité, cet établissement sous tutelle du ministère de la Culture et des arts n’intéresse plus grand monde, se désole un membre de l’administration.

 

Un manque d’intérêt accentué par l’état de déliquescence avancé de l’établissement, l’absence criarde du matériel nécessaire pour l’apprentissage, la non-mise en place d’un budget adéquat de fonctionnement... Tout n’est plus que ruine.

 

Dépourvue de barrière et entourée de hautes herbes, l’Enam sert de passage aux nombreux riverains, de repaire de bandits de tout poil et de « motel à ciel ouvert » pour de nombreux couples qui choisissent régulièrement cet espace pour assouvir leur libido. « Un décor abject synonyme d’un malaise profond dont l’Etat n’arrive pas à trouver de thérapie », regrette un ancien étudiant.

 

Pendant ce temps, le gouvernement, par l’entremise du ministère de la Culture et des arts, garde le silence. Ce, malgré les multiples mouvements du personnel encadreur et enseignant.

 

« L’Etat devrait tout faire pour sauver cette école, unique en son genre dans le pays, voire dans la sous-région, en relançant les concours d’admission et en lui dotant un budget de fonctionnement digne de son rang », suggère un cadre au ministère de la Culture et des arts.

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