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Politique

Opération scorpion:Vers un imbroglio judiciaire

par BITOLI Valérie - 27 Dec 2019, 17:22 739 Vues 0 Commentaires
IMG Me Martial Loundou dénonce les irrégularités dans la procédure.

Après la série des arrestations, place désormais à la bataille judiciaire. Les avocats de plusieurs prévenus dénoncent déjà les irrégularités formelles dans l’opération Scorpion.

A ce qui semble, sauf nouveau chamboulement, l’arrestation hier en fin d’après-midi de Justin Ndoundangoye va clore la série des arrestations des personnalités  de la galaxie BLA. Laissant place aux débats de droit tant dans la forme que dans le fond.  Le ministère public, le maître des poursuites, va dans les semaines et mois avenir  devoir apporter les preuves de la culpabilité de Brice Laccruche Aliangah, Roger Owono Mba, Gregory Laccruche,  Tony Ondo Mba, Noël Mboumba,  Renaud Allogho Akoué, Ismaël Ondias Souna,  Lionel Diambou, Herman Nzoundou  Bignoumba, Patrichi Tanasa et  les autres.

 

Des procès attendus avec impatiente par l’opinion publique, laquelle est curieuse de savoir l’ampleur des supposées malversations financières et les modes opératoires de ces détournements avérés ou non.

 

Reste qu’en face, les avocats des prévenus  préparent avec beaucoup de soins ce qui pourrait  être des procès à plusieurs rebondissements.  Plusieurs conseils fustigent dores et déjà de nombreuses irrégularités au niveau de la forme. C’est le cas de Me Martial Loundou Dibangoyi. Le conseil de Renaud Allogho Akoué et de Lionel Diambou annonce une conférence de presse demain à 14 heures au Palm’ d’Or.  L’avocat compte attaquer la constitutionnalité même des poursuites faites dans le cadre de l’opération Scorpion. 

 

Si le nouveau code de procédure pénale réaménagé après le fiasco de l’opération Mamba, donne la possibilité au ministère public d’engager des poursuites directement auprès des juridictions spécialisées sans avoir à passer par la Cour des comptes, l’avocat de l’ex directeur général de la Cnamgs souligne que la loi organique qui créé la juridiction spécialisée viole la  Constitution du pays. Puisque la mère des lois ne reconnaît  que la Cour des comptes comme seule juridiction spécialisée en même de mener des investigations et des poursuites pour ce qui est  des délits financiers dans les entités publiques.

 

Les avocats des prévenus vont donc poser un problème de constitutionnalité des  poursuites : comment une juridiction créée par une loi organique va être au-dessus d’une juridiction établie par la Constitution ?  La  Cour constitutionnelle, indique Me  Martial Loundou, va donc devoir choisir entre soutenir l’opération scorpion ou accepter de violation pure et simple de la Constitution ?

 

 

 

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