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Prélèvements des taxes : Oprag et Marine marchande en guerre ouverte ?

par BITOLI Valérie - 28 Jan 2020, 16:11 210 Vues 0 Commentaires
IMG Les syndicats tirent à boulets rouges sur l'Oprag

Les deux administrations ne sont pas sur la même longueur d’onde pour ce qui est du prélèvement des taxes et autres redevances.

Tout est parti d’une déclaration de presse donnée par le syndicat national des agents de la Marine marchande (Synamm), le 25 janvier dernier au port-môle de Libreville.  Si le président de  Synamm, Alain Patrice Loko et les siens, vont pour l’essentiel dénoncer les dysfonctionnements à  la Marine marchande, ils ne vont pas manquer  de s’attaquer ouvertement à l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag). 

 

Les syndicats de la direction de la Marine marchande fustigent les prélèvements qu’effectue l’Oprag sur chaque  passager embarqué dans les navires pratiquant le cabotage national ou international.  Les syndicalistes demandent les références juridiques dont use l’Oprag pour effectuer ce prélèvement qui a leur sens relève de leurs prérogatives.  Le Synamm argue que  ce droit lui est dévolu  par le décret, du 10 octobre 2012, réglementant l’enregistrement et l’embarquement des  personnes à bord de certains navires et engins  à passagers.  Conséquence, les syndicalistes invitent leur direction générale à convoquer  urgemment l’OPRAG  à une séance de travail aux fins d’harmonisation de l’acte querellé.

 

Une déclaration qui passe mal au sein de l’Oprag.  Les proches de Régis  Landry Lelabou, vont très vite, monter au créneau pour dénoncer une attaque totalement infondée.  Le directeur de la Communication de l’Oprag,  Paul Avoungou Ndila, relève que l’Oprag ne prélève pas de taxes mais des redevances auprès des entités partenaires conformément aux ordonnances 40 et 41. «  Ce que nous prélevons comme redevances sont prévues par la loi, nous sommes gênés par la déclaration des syndicats de la Marine marchande. Il y a, à notre sens, aucune confusion à ce niveau », indique ce proche du directeur général de l’Oprag.   Reste à savoir la position de la tutelle dans cette affaire. 

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