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Economie

Près de 300 milliards de Fcfa d’une fausse dette intérieure : Plusieurs ministres et hauts fonctionnaires dans le viseur du Palais

IMG Noureddin Bongo Valentin lors d'une réunion avec les membres de la task force.

Noureddin Bongo Valentin (dit Nono), actuel coordinateur général des Affaires présidentielles, est bien décidé à obtenir la tête des ministres et hauts cadres de l’administration publique responsables du gouffre financier dans lequel le pays est plongé.

 

Nono a pour cela mis en place, depuis le mois de juin 2020, une task force visant à auditer la dette intérieure du Gabon. Coup de tonnerre, l’audit sollicité par Nono, rejette au moins 241 milliards de Fcfa de la dette intérieure jugée fictive. Cette dette intérieure, annonce le Palais, devra être annulée et des poursuites judiciaires lancées par l’Agence judiciaire de l’Etat à l’encontre des personnalités, qui se sont rendues coupables d’une telle escroquerie. Panique !

 

Une seule question revient sur toutes les lèvres : quelles sont les identités des entreprises supposées fraudeuses et des personnalités politiques et administratives qui auraient validé l’opération ? Dans sa livraison du mercredi 21 octobre 2020, le média Africa Intelligence révèle que l’ancien ministre de l’Economie, Jean Eudes Régis Immongault Tatagani, est implicitement visé par les multiples annonces de la présidence de la République en rapport avec la validation de près de 282 milliards de Fcfa d’une dette intérieure jugée fictive.

 

Si l’ancien ministre ne daigne  s’exprimer ouvertement sur ces accusations, un de ses proches,  dégaine: « Jean Eudes Régis Immongault n’était plus à l’économie quand l’audit de la dette intérieure de PWC (Price WaterhouseCoopers) a été réalisé et validé. Il n’y était plus dès mai 2018. Quand cet audit a démarré, il était aux Affaires étrangères et quand il a été finalisé, il était à l’Habitat. A quel moment aurait-il pu valider cet audit ? Il faut chercher le nom du ministre qui a bouclé ce dossier, validant ainsi la fameuse fictive dette intérieure, au lieu de chercher à faire parler un muet ». Tout est dit ou presque.

 

Jean-Marie Ogandaga a-t-il validé la fausse dette intérieure ?

Pas besoin d’être un clerc, pour découvrir qu’au moment de la validation de cette dette, le ministre en charge du portefeuille de l’Economie n’est autre que Jean-Marie Ogandaga, qui est curieusement au même poste aujourd’hui. Questions, la présidence de la République va-t-elle oser démettre son ministre de l’Economie, pour que ce dernier réponde des circonstances de la validation de cette dette ? Ce d’autant que le Palais relève que ce contre-audit a été réalisé sur la base d’une méthodologie plus poussée et rigoureuse avec notamment des contrôles sur place et non seulement sur des pièces, comme s’est contenté de le faire le FMI.

 

En attendant des réponses, la Confédération patronale gabonaise (CPG) dirigée par Alain Ba Oumar met aussi la pression sur la présidence de la République, en demandant la publication de la liste des entreprises frauduleuses, relève Jeune Afrique dans un article consacré à ce dossier devenu explosif.

(Affaire à suivre)

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