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Retard de salaires, gabegie : La SGS droit vers la faillite ?

par BITOLI Valérie - 27 Aug 2020, 14:55 315 Vues 0 Commentaires
IMG C'est la descente aux enfers dans la boîte pilotée par Jerôme Andjoua.

La Société gabonaise de service fait face à de nombreuses tensions dues à des retards dans le paiement des salaires et à la gestion chaotique de la boîte. L’actuelle direction est rendue responsable de cette descente aux enfers.

Y’a-t-il une volonté  délibérée de tuer  la Société gabonaise de service (SGS) ? L’interrogation hante depuis plusieurs mois les agents de la société spécialisée dans le gardiennage et le convoi de fonds.  Ce, au regard de multiples retards dans le paiement des salaires, les tensions de trésorerie et les menaces d’entrée en grève des agents.  Le 05 août dernier, le personnel affecté à Port-Gentil dénonçait les impayés de salaires des mois de juin et juillet tout en fustigeant le mutisme de la direction de Libreville face à une situation qui plonge les agents dans la précarité.

 

Une investigation menée par notre consœur, Cécilia Alexandre, publiée sur son blog Médiapart , le 27 août dernier, dévoile les dessous d’une gabegie sciemment entretenue. Les difficultés financières auxquelles font face la SGS pourraient, d’après la journaliste, conduire la société à mettre  la clé sous le paillasson.  «  En cause, la gabegie, l’incompétence, la gestion chaotique des dirigeants de l’entreprise avec à leur tête, l’inénarrable Jérôme Andjoua. »

 

Est-ce l’incapacité de Jérôme Andjoua à redresser la barre d’une société déjà en redressement judiciaire  qui l’a emmené à confier les rênes  de la maison à un de ses proches, en l’occurrence Benjamin Mounguengui Boulingui ?  Pour la journaliste il n’y a pas de doute. Sauf  que le niveau directeur général n’est pas un bel exemple de bonne gestion.  Bien au contraire,  depuis que l’homme est à la manœuvre les salaires sont désormais payés au « lance-pierre ». Au point de créer dans la société de vives tensions.   Autre paradoxe, pendant que les employés tirent le Diable par la queue, les dirigeants s’enrichissent à une vitesse fulgurante. 

 

Il n’est donc pas étonnant, souligne la journaliste dans son investigation, de voire les bâtisses appartenant à certains hauts responsables de la boîte poussées comme des champignons dans les communes de Libreville et d’Owendo. La preuve que la SGS fait des heureux en cette période de vaches maigres pour les employés.

 

(Affaire à suivre)

 

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