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Politique

Scorpion: les avocats de Ndoundangoye contre-attaquent

par BITOLI Valérie - 15 Jan 2020, 21:23 291 Vues 0 Commentaires
IMG Une vue des avocats.

A la faveur d’une conférence de presse les avocats de l’ex ministre des Transports ont dévoilé l’ensemble des procédures qui entachent la mise en détention de leur client.

C’est désormais la guerre de communication.  Et chaque camp est bien déterminé à mettre sur la place publique soit les violations des procédures pour les uns, soit les éléments de preuve prouvant la culpabilité des personnalités arrêtées dans le cadre de l’opération Scorpion, pour les autres. Au coeur de cette bataille juridico-communicationnelle, les avocats de l’ex ministre des Transports, Justin Ndoundangoye, viennent de tirer à boulets-rouges sur les autorités de poursuite.

 

Me (s) Ruphin Nkoulou Ondo, Cédric Maguisset et Calvin Job  (barreau de Paris) ont, au cours d’une conférence de presse cet après-midi, relevé les entorses aux procédures qui entourent l’arrestation, la détention à la DGR et la mise sous mandat de dépôt de leur client. Rappelant d’entrée que leur client a été débarqué en décembre 2019 d’un avion commercial alors qu’aucune convocation ne lui avait été délivrée, qu’aucune interdiction de sortie du territoire n’avait été prise en son encontre et que son immunité parlementaire n’avait été levée.

 

Les autorités judiciaires ne vont d’ailleurs pas attendre la levée de l’immunité parlementaire du député du deuxième arrondissement de Franceville pour geler en l’absence de tout acte judiciaire  ses avoirs bancaires. Si les avocats crient à la violation grave du principe de la présomption d’innocence, le régime à travers son système judiciaire n’en a cure. Preuve supplémentaire, tout au long de sa garde à vue à la DGR, les avocats non pu avoir accès au dossier tout comme le réquisitoire d’information du procureur de la République n’a pas été transmis à la défense de Ndoundangoye. Pire des perquisitions et des saisines ont été opérées au domicile de l’ex membre du gouvernement.

 

Toutes ces violations des procédures,  contraignent les avocats à saisir le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire et la Commission africaine des Droits de l’Homme et des peuples. Reste à savoir si ces démarches seront fructueuses.

 

 


 

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