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Sécurité pénitentiaire : 183 officiers toujours sans galons

par BITOLI Valérie - 16 Jul 2020, 10:57 449 Vues 0 Commentaires
IMG Le général Effayong-Onong lors de la cérémonie du port du galon le 10 juillet. Crédit photo Gabonreview.

Quatre ans après leur recrutement, 183 officiers de la sécurité pénitentiaire n’ont toujours pas de galons. La preuve de l’incompétence notoire de la hiérarchie de ce corps.

Le 10 juillet dernier, à l’occasion d’une grande et belle cérémonie dans la cour de la prison centrale de Libreville,  1518 agents de la Sécurité pénitentiaire  recrutés en 2016, reçoivent (enfin)  leurs galons.  La joie de désormais avoir un statut est immense pour ces hommes de rangs. Adieu la souffrance endurée pendant quatre longues et pénibles années où ils n’étaient quasiment que des fantômes.  Le général de brigade,  Jean Germain  Effayong-Onong, préside en personne la cérémonie du port du galon.

 

Tout semble rentrer dans l’ordre. Non détrompez-vous.  Si le commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire vient de régulariser la situation 1518 agents, en vérité elle ne concerne que le personnel sous-officier de cette  promotion. C’est-à-dire, les agents au grade de sergent et de sergent-chef.  Dans la même cour, 183 officiers (sous-lieutenant et lieutenant) issus de la même promotion 2016 regardent avec les larmes aux yeux la régularisation de la situation administrative de leurs «  classes » ou promotionnaires. 

 

Pour des raisons qu’ils ignorent, le  commandement en chef de la sécurité pénitentiaire ne daigne  procéder à la régulation de  leur situation. Laxisme ? Incompétence ? Règlement de comptes ?  Personne ne sait réellement les raisons de cette situation aux conséquences néfastes  sur la carrière des compatriotes qui ont fait le choix de servir sous le drapeau leur pays.  Alors que dans d’autres corps, les  officiers recrutés la même année (2016)  portent (ou vont porter) le galon de  lieutenant plein ou de capitaine, ceux de la Sécurité pénitentiaire sont relégués au statut de  stagiaire. Et là encore, un flou existe à ce niveau puisqu’ils ne disposent même pas du galon  (alpha) d’élève officier.  

 

Un foufou-gari administratif qui a, en outre, une incidence directe sur leurs émoluments puisque ces agents ne bénéficient à ce jour que d’un présalaire.  Le pire, c’est que même au ministère de la Justice, la situation ne semble  pas  interpeller Erlyne Antonela Ndembet. La patronne de ce département est   plus soucieuse  de faire passer le texte sur la question des retraites au parlement.

 

Quoique plusieurs hauts cadres dans ce ministère accusent le commandement de la sécurité pénitentiaire d’être les seuls responsables de ce bourbier administratif. «  Il n’ y a pas un tel désordre à la gendarmerie ou à l’armée… », souligne une source proche du Secrétariat général du ministère. 

 

Question toute simple : Jean Germain Effayong-Onong est-il à la hauteur de la tâche qui lui a été assigné ?

 

(Affaire à suivre)

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