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Société

Série d’enlèvements : le Gabon sombre dans la violence

par BITOLI Valérie - 24 Jan 2020, 19:48 281 Vues 0 Commentaires
IMG A Nzeng-Ayong Montalier cet homme soupçonné d'enlèvements a été lynché par les populations.

Les populations gabonaises ont décidé de se faire justice en lynchant les personnes soupçonnées d’être les auteurs de tels actes.

Un homme battu à mort à Nzeng-Ayong Montalier, un autre lynché à Sibang, des bombes lacrymogènes qui résonnent au lycée Public  Jean Hilaire Aubame Eyéghé, des routes barrées,  des pneus brûlés sur les voies publiques, des scènes de violences dans plusieurs autres quartiers, des riverains qui fouillent des véhicules au PK8…en l’espace de 48 heures le Gabon a plongé dans le vide, dans l’inconnu, dans le chaos. Conséquence d’une vague d’enlèvements d’enfants et de jeunes femmes.  Face à une situation aussi critique, le gouvernement de  Julien Nkoghé Bekalé a mis le feu aux poudres en minimisant l’ampleur de l’affaire qui crée désormais la psychose dans le pays.

 

Et comme il fallait s’y attendre la justice populaire s’impose là où la justice légale est désormais absente. Totalement dépassé par la situation, le gouvernement s’est finalement résolu a convoqué cet après-midi en urgence un conseil interministériel. Si les résolutions de cette réunion sont attendues par le grand public, dans les états-majors des forces de défense et de sécurité, c’est l’alerte maximale. Objectif, tenter d’endiguer la vague de violence et reprendre le contrôle de la situation.

 

Entre temps, les partis politiques de l’opposition ont saisi la balle au rebond pour dénoncer des crimes fétichistes et obscurantistes congénital au régime en place. C’est  le sens de la déclaration lue par Arnold Yembi Yembi, une des porte-paroles de Jean Ping. Quelques heures plus tard, en fin d’après-midi, c’est l’Union nationale à travers son vice-président François Ondo Edou qui va dénoncer l’irresponsabilité d’un gouvernement incapable d’assurer la sécurité de ses citoyens.  En début de soirée, l’Assemblée nationale, à travers un communiqué, appelait lui aussi,  le gouvernement à prendre la mesure de la situation.

 

 

 

 

 

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