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Société gabonaise des services : 660 agents bientôt sur le carreau !

par BITOLI Valérie - 23 Oct 2020, 19:56 1173 Vues 1 Commentaires
IMG La SGS sombre dans la crise.

Une décision de la direction générale de la Société gabonaise des services (SGS) fait état du licenciement de plus de 600 agents pour des raisons économiques. Mais pour les concernés, cette décision prise par Jérôme Andjoua, l’actuel directeur général de la société spécialisée dans les services de sécurité, est fallacieuse.

 

La Société gabonaise des services est-elle véritablement en proie à des difficultés financières ? En tout cas, un communiqué signé de l’actuel directeur général, Jérôme Andjoua, fait état du licenciement de 660 agents. Il s’agit, en effet, de 501 dans l’Estuaire, 44 dans le Haut-Ogooué, 56 dans l’Ogooué-Maritime et 19 dans le Woleu-Ntem. Pour justifier cette décision, l’entreprise, gérée par Jérôme Andjoua, fait allusion à une crise économique, du fait de la rupture de plusieurs contrats. Selon des sources, il s’agit du personnel n’ayant plus de postes d’affection.

 

Sauf que pour les concernés, c’est une décision fallacieuse. Selon une source interne, plus de 600 agents ne peuvent pas être sans poste : « Quand vous n’avez plus un poste d’affection, vous êtes affecté à la base, en attendant que la direction vous trouve une affection », explique un agent. Or, fait remarquer notre source, « rien qu’à Libreville, sur les 501 agents concernés par ce licenciement, seule une cinquantaine d’agents sont véritablement sans poste. Ce qui démontre bien que les raisons de cette décision de licenciement sont ailleurs ». Et la même source de s’interroger : « Comment une entreprise qui dit être en difficulté de trésorerie peut-elle faire revenir des agents qu’elle avait presque licenciés ? Et comment la même entreprise peut-elle procéder à la création d’autres directions et services ? ».

 

A la tête de la SGS depuis plus de deux (2) ans déjà, la gestion de Jérôme Andjoua est de plus en plus décriée. La preuve, outre le plan de licenciement annoncé, depuis 2017 jusqu’à ce jour, aucune allocation familiale n’a été reversée au personnel. Il en est de même de l’allocation de la rentrée scolaire dont le paiement s’effectue souvent en septembre et qui n’a toujours pas été payée à ce jour. Pire, au moment où nous mettions sous presse, le personnel n’a toujours pas perçu son salaire du mois de septembre. Les agents, dont les comptes sont domiciliés dans certaines banques de la place, attendent, depuis lors, leur salaire qui n’a toujours pas été versé par la SGS pendant deux (2) mois déjà.

 

Comment en est-on arrivé là ?

Sur son bloc Mediapart, notre consœur, Céline Alexandre, révélait, en septembre de l’année en cours, les méandres de cette affaire : « Jérôme Andjoua, du fait de son incompétence, ayant eu la mauvaise idée de confier la direction de la société à Benjamin Mounguengui, un homme très peu recommandable. Et comme il fallait s’y attendre, ce dernier va se livrer à de telles indélicatesses que la SGS va, en l’espace de quelques mois, se retrouver en situation de cessation de paiements. Les factures des différents fournisseurs, les cotisations sociales à la CNSS, les charges fiscales… plus rien ne sera réglé. Du jamais vu ! ». Une question, lancinante, taraude les esprits : Pascaline Mferri Bongo Ondimba va-t-elle voler au secours de cette boîte familiale ?

 

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1 Commentaires

Koumba - Oct 23, 21:05

Il ya pas de problème financier a la SGS,la preuve cé agents travail et des nouveaux contrats sont renouvelées par des clients le seul problème est l'équipe dirigeante actuelle qui ne maîtrise en rien le fonctionnement de cette société des incapables voleurs qui pillent cette société de plusieurs milliards et ces agents serons mis a la porte serons juste des victimes pour justifier leurs détournement qui se fait en ce moment c'est une honte de vivre dans un pays où les dirigeants d'entreprises pillent et ne sont pas inquiétée


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