IMG-LOGO
Accueil Article (Syndicat de l’Agriculture) Le spectre de la crise alimentaire au Gabon…
Société

(Syndicat de l’Agriculture) Le spectre de la crise alimentaire au Gabon…

par BITOLI Valérie - 13 Jun 2020, 15:03 287 Vues 0 Commentaires
IMG Les magasins se vident alors que la demande progresse.

Le syndicat national des personnels de l’Agriculture (Synpa) a, dans une déclaration, tiré la sonnette d’alarme face au spectre d’une crise alimentaire, conséquence de la fermeture des frontières.

La situation devient critique. Et si rien n’est fait,  le pays va,  dans les semaines et mois à venir, être confronté à une importante crise alimentaire.  Une crise conséquence de la fermeture des frontières en lien avec de la pandémie du Covid-19. Dans les grandes surfaces et marchés, plusieurs produits (agricoles, surgelés et laitiers) manquent déjà en rayons. Les produits existant ont été épuisés d’autres atteignent la date de péremption.  La crise  alimentaire qui pointe à l’horizon  vient de pousser les syndicats du secteur Agriculture à réagir.

 

 

Dans une déclaration de presse organisée, le vendredi 12 juin, Cyrlin  Koumnba Mba et les siens ont rappelé à l’opinion publique que notre pays le Gabon est dépendant de l’extérieur à plus de 65 % pour la couverture en besoin alimentaire de sa population.  Or, depuis le mois d’avril, souligne le syndicat, il y a dans le pays un  besoin important de réapprovisionnement des stocks. La gestion catastrophique des stocks existants à travers les campagnes de distributions des kits et dons alimentaires  a considérablement  entrainé une réduction des quantités existantes, note les partenaires sociaux. Pour eux, il y a désormais une urgence alimentaire qui peut très vite engendrer une crise sociale et politique durable.  « Les deux semaines du confinement total n’étaient plus très loin d’occasionner une telle situation », fait remarquer le Synpa. 

 

 

Le syndicat demande donc à l’Etat de tirer toutes les conséquences de cette crise en affectant 10% du budget dans  le secteur agriculture plutôt que de continuer à injecter des budgets colossaux dans la défense nationale et la politique.  Il est  urgent que le ministre de l’Agriculture, Biendi Maganga  Moussavou mette en place une politique de valorisation des terres, suggère le syndicat membre de la Confédération Dynamique unitaire.   Reste à savoir si cet avertissement sera écouté.

Partagez:

0 Commentaires


Postez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués * sont obligatoires