IMG-LOGO
Accueil Article Victime d’un accident à Makokou : Le cri de détresse du jeune « Zinedine »
Société

Victime d’un accident à Makokou : Le cri de détresse du jeune « Zinedine »

par BITOLI Valérie - 15 Dec 2020, 19:21 231 Vues 1 Commentaires
IMG Le jeune Zinedine.

Mwane Bawulu

Le dimanche 26 mars 2019, Mbouloumbou Blampain Jonas dit « Zinedine », un jeune Gabonais de 21 ans, en classe de Première A1, au Lycée Alexandre Samba de Makokou, tombe d’un arbre et fait une chute de plusieurs mètres, après son retour du culte. A la suite de cette chute, ce jeune, qui rêve, un jour, d’exercer la profession d’avocat, se fracture plusieurs membres. Il n’arrive plus à marcher. Faute de structures sanitaires adéquates dans la capitale de la province de l’Ogooué-Ivindo, il est évacué sur Libreville, pour subir une opération chirurgicale au Centre hospitalier universitaire d’Owendo (Chuo).

 

Si l’opération se passe bien, Zinedine ne va pas pour autant retrouver sa motricité. Les médecins prescrivent plusieurs séances de rééducation, pour qu’il parvienne, un jour, à remarcher. Bien que bénéficiant d’une réduction du fait de la CNAMGS, Zinedine et sa famille n’ont pas assez de moyens, pour supporter les 32.400 Fcfa du prix de chaque séance de rééducation. Surtout qu’entre-temps, la famille n’a pu solder les 355.000 Fcfa liés au reliquat de l’opération chirurgicale. « Sur l’enveloppe de 5 millions, la CNAMGS a pris en charge 4 millions de Fcfa, les 1 million restant était à la charge de la famille », indique le jeune Zinedine interviewé par notre rédaction.

 

La famille du jeune Zinedine est totalement démunie

Or, la famille du jeune Zinedine est totalement démunie. La mère sans emploi se démène à prendre soin d’une famille de plusieurs enfants. Pire, du fait de son immobilisme prolongé, Zinedine a contracté des escarres, des plaies, qui surviennent à des personnes qui restent immobiles ; « les muscles pourrissent du fait du manque d’oxygène », relève un médecin spécialiste. Avant de rajouter : « Les escarres peuvent conduire à la mort, si cela n’est pas vite traiter ». La famille n’aura pas d’autre choix, devant une telle urgence, que de se mobiliser à nouveau, pour soigner les plaies.

 

Financièrement essoufflée, moralement exténuée, la famille appelle, aujourd’hui, à l’aide. Une aide pour permettre au jeune Zinedine de poursuivre les séances de rééducation pouvant lui permettre de marcher à nouveau. « Vu la situation, il y a une possibilité de récupération de sa motricité. L’administration hospitalière peut, à titre exceptionnel, permettre à ce jeune de poursuivre ces séances. Zinedine est jeune et ses cellules se développent encore. Il est encore possible de remédier à cette situation », explique un médecin touché par la situation sanitaire de ce jeune compatriote. « J’ai besoin de l’aide de toute âme généreuse, j’ai besoin de reprendre mes études », indique Zinedine.

 

Que faut-il faire, pour que le gouvernement daigne réagir le plus rapidement possible ? Ce d’autant plus que la famille a déposé auprès des services du ministère des Affaires sociales un dossier de demande d’aide. Un dossier qui reste, à ce jour, sans réponse.

Partagez:

1 Commentaires

El Maestro Del Chelo - Dec 15, 19:51

Que le gouvernement prenne ce cas en charge, ce n'est pas quand il aura une notoriété internationale que l'on va revendiquer qu'il est gabonais. Voilà le moment où il faut assister la jeunesse.


Postez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués * sont obligatoires