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Axe Mouila-Mimongo : Et voilà les ponts de la moquerie

IMG Le gouverneur Paulette Mengue M'Owono ( au centre) est-elle vraiment fiere de cette réalisation ?

Par Wilfrid Kombe Nziengui

 

Les images font l'objet de railleries sur la toile ces dernières 72 heures. A l'affiche, un pont construit en matériaux de récupération entre les villages Ekembélé et Mossigué précisément à la rivière Mikondjo sur l'axe routier Mouila-Mimongo vient d'être livré. C'est la dotation du gouvernement gabonais aux populations de Mimongo dans le département de l'Ogoulou (province de la Ngounié). Une sorte de réponse des autorités gabonaises aux populations de cette partie du pays, qui n'ont cessé de se plaindre de l'extrême mauvais état de leur réseau routier, surtout que depuis plus de 10 ans, il n'a plus jamais reçu un coup de niveleuse.

 

La semaine dernière, les populations découvriront, via de nombreuses images sur la toile, la livraison de l'infrastructure par le gouverneur de la province de la Ngounié, Paulette Mengue M'Owono présente sur les lieux. En véritable opération de communication, la première autorité de la province va même poser en photo sur l'infrastructure, comme pour se féliciter de la qualité de l'ouvrage. Chiche! Si l'action reste louable, la qualité de cette infrastructure routière va susciter de vives réactions. Pour bon nombre de personnes, c'est une moquerie de faire un tapage médiatique pour un pont  construit en matériaux de récupération.

 

Donc un tas de longrines et de rondelles ramassées ici et là et sur lesquels on se souciera uniquement de clouer quelques pointes. Un massage méprisant pour le régime cinquantenaire à l'endroit de ces populations vulnérables. Surtout que notre pays immensément riche est couvert à plus de 70 % de forêt dense et regorge donc de toutes les essences de bois capables de recourir aux travaux d'une infrastructure acceptable.

 

Pour le pouvoir Bongo-PDG, rien n'est surprenant. Le bien-être des populations est relégué au second rang des priorités. Sinon, comment comprendre que depuis bientôt sept ans que les voix s'élèvent, pour dénoncer les mauvaises conditions de vie de ces populations, les détenteurs du pouvoir censés veiller à leur bien-être n'ont eu, depuis lors, que le silence comme réponse. Préoccupé par la situation, un collectif des habitants de Mimongo a été reçu, il y a quelques mois par le ministre des Travaux publics, Léon Armel Bounda Balonzi à son cabinet. Mais comme d'habitude, le membre du gouvernement est resté silencieux après les assurances sur le début des travaux de réfection des axes routiers Mouila-Mimongo, Yeno-Massima, Yeno-Lebamba et Mimongo-Dibandi.

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