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Code du travail : entre satisfecit et prudence

par BITOLI Valérie - 11 Feb 2020, 11:25 121 Vues 0 Commentaires
IMG Les différents acteurs sont parvenus à produire un premier rapport.

Après près d’une semaine de travaux, les travailleurs, le patronat et le gouvernement sont parvenus à produire un premier rapport du projet de code du travail avant les avis techniques du BIT sur les points de désaccords.

Après six jours (du 03 au 09 février)  d’un travail de fonds sur le projet du nouveau code du travail, les syndicats, le patronat et le gouvernement sont parvenus à livrer la première mouture dudit code. C’était à l’occasion de la cérémonie de clôture qui a eu lieu hier, lundi 10 février,  à l’hôtel Nomad.

 

Les innovations

 

Le nouveau projet du code a fait l’objet de plusieurs innovations rendues publiques par le Conseiller juridique  du ministre du Travail,  Marie Clarisse Avore Bekale. Sur les questions d’insertion des jeunes  et de la protection de la femme en milieu du travail, la reportrice  relève que les acteurs ont pu se mettre d’accord sur  « la codification du harcèlement sexuel, l’élargissement de la notion de stage pour favoriser l’immersion des jeunes dans l’entreprise.»

 

Quant au  chapitre concernant  le contrat de travail,  Marie Clarisse Avore Bekale souligne plusieurs améliorations, entre autres ; la codification de plusieurs formes contractuels d’emplois, l’encadrement au recours des contrats à durée déterminée désormais limité à un maximum de deux ans au lieu de quatre, la suppression de la possibilité de renouveler un contrat à durée déterminée d’une courte durée, l’encadrement au recours au chômage technique dorénavant limité à six mois maximum avec le principe du versement d’une allocation de chômage technique, la codification du congé de paternité, le renforcement du recours au représentant du travailleur dans les procédures…

 

La prudence des travailleurs

 

Autant d’innovations qui bien évidemment rencontrent le satisfecit des travailleurs, lesquels cependant,  interpellent le gouvernement sur la nécessité de prendre l’avis du Bureau international du travail (BIT) sur les points de désaccords avant la transmission du projet à l’Assemblée nationale pour adoption.  «  En réalité, il ne s’agit  que d’une première étape, car il y a d’autres étapes à savoir la transmission au BIT des points de désaccords pour des avis techniques  à partir desquels le gouvernement devra fonder ses arbitrages. »  Souligne, Joselin Ngoma au nom des travailleurs.

 

Pour ne pas se faire doubler, les travailleurs demandent à être à nouveau convoqué pour analyse des avis du BIT. « Les travailleurs seront très attentifs aux arbitrages qui seront effectués par le gouvernement », prévient le porte-parole des travailleurs.

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