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Politique

Concertation politique majorité/ Opposition : ça tourne au fiasco !

par BITOLI Valérie - 12 Mar 2020, 10:12 122 Vues 0 Commentaires
IMG Julien Nkoghé Bekalé, totalement perdu.

La rencontre de la classe politique s’est vite transformée en une foire de réprimandes, conséquence de l’attitude méprisante et insultante du chef du gouvernement.

On se demande bien si le Premier ministre, Julien Nkoghé Bekalé, a toute la lucidité  et l’intelligence nécessaire face  à la gestion  d’une question aussi importante que la pandémie du Coronavirus. Hier, l’actuel locataire de l’immeuble du 02 décembre, a eu la brillante idée de convoquer l’ensemble de la classe politique  pour demander à ces acteurs de s’impliquer dans les efforts de sensibilisation contre le COVID-19.  Si l’initiative est bonne, Julien Nkoghé Bekalé s’est très bien débrouillé pour que cette rencontre tourne au fiasco. 

 

Pour preuve, le Chef du gouvernement va se permettre, au nom d’une prétendue réunion   de dernières minutes à la présidence de la République,  de se pointer avec plus d’une heure de retard. Là encore ça peut passer puisque Julien va avoir tout de même l’amabilité de présenter ses excuses à la classe politique.  Ceci fait, le premier  Ministre va se mettre à lire une communication d’environ 15 minutes dont la substance va consister à dire qu’«  il y a des moments  dans la vie d’une Nation  qui exigent que ses enfants se mettent ensemble pour échanger, dialoguer et se concerter lorsque cette Nation doit faire face à une menace visible… ». 

 

Sauf que celui qui parle de «  concertation », de «  dialogue »  et « d’échange » semble  totalement ignorer le sens étymologique de ces mots. Sinon, comment expliquer que  tout de suite après son allocution, Julien Nkoghé Bekalé décide de lever la séance sans au préalable recueillir les avis des personnalités que lui-même a invité.  Une attitude insultante et méprisante qui n’a pas manqué de faire réagir, le Secrétaire exécutif adjoint de l’Union nationale, Paul Marie Gondjout. Au moment où Julien Nkoghé Bekalé et les membres de son gouvernement  tentent de quitter la salle, Paul Marie Gondjout va leur cracher au visage ses quatre vérités : « Qu’est-ce que c’est cette façon de faire ? C’est quoi cette République ? Vous venez comme je ne sais pas quoi et vous repartez après que vous ayez dit ce que vous avez à dire…C’est minable de la part de ce gouvernement. Vous n’avez rien à faire dans ce pays. »

 

Même réaction de Guy Nzouba Ndama.  Le président de Les Démocrates, aux micros de la presse, ne va pas cacher sa désolation : « Je sors  de là choqué, déçu. Après avoir attendu une heure de temps, je viens  entendre ce que je savais déjà. Il  se lève, il fait sa communication, il dit s’est terminé. Il aurait pu avoir la courtoisie de demander s’il y avait des présidents de partis qui auraient souhaité prendre la parole.  Je suis venu perdre mon temps ».

 

Une analyse partagée par l’honorable Jean Robert Goulongana, représentant du Rassemblement pour la Patrie et la modernité  (RPM) : « C’est vraiment dommage que le gouvernement adopte une telle attitude, lorsque l’on fait une communication, il faut au moins attendre que les gens qui ont été invités réagissent et vous fassent savoir ce qu’ils pensent. »

 

  Gérard Ella Nguema, s’exprimant au nom des partis politiques de la troisième voix va quant à lui se sentir abusé : «  Nous sommes étonnés de cette attitude (…) vous ne pouvez pas venir avec un discours rédigé à votre bureau, sans la présence même du ministre de la Santé, nous appeler à relayer le message de sensibilisation sans même prendre nos avis.  On aurait aimé qu’il réponde à nos interrogations : comment le gouvernement va répondre à cette menace avec les agents de la santé qui sont en grève ? »

 

Pas de doutes, Julien Nkoghé Bekalé a manqué une occasion de se taire à moins que ce fiasco réponde à d’autres logiques ou finalités inavouées.

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