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Coup d’Etat manqué : Me Makanga demande la libération des gendarmes détenus

par BITOLI Valérie - 25 Jan 2020, 14:35 967 Vues 0 Commentaires
IMG Me Makanga lors de sa déclaration.

Arrêtés pour complicité dans le coup d’Etat manqué en janvier 2019, cinq gendarmes croupissent à la prison centrale de Gros-bouquet. Leur avocat demande leur libération.

Le 07 janvier 2019, un commando conduit par le Lieutenant Kelly Ondo Obiang de la Garde Républicaine prenait d’assaut les locaux de la maison Georges Rawiri ; prenant ainsi en otage les agents de la gendarmerie nationale en service dans lesdits locaux.  Plus d’un an plus tard, Sadibi Ibinga, Mvoumby Wora, Mintsa Mi Ona, Yoka, Affana tous, sous-officiers de gendarmerie, sont comme les auteurs du putsch manqué, détenus à  la maison d’arrêt de Libreville.   Ils ont été inculpés (en février 2019) de complicité d’atteinte à la sureté et de dégradation de biens publics.

 

Ce samedi, leur conseil, Me  Pie Makanga Missamou, a  organisé une déclaration de presse visant à demander la libération pur et simple de ses clients.  L’avocat des sous- officiers de gendarmerie révèle qu’après un an de procédure, il n’existe plus de raison justifiant la prolongation de la détention préventive de ses clients.

 

D’où son exaspération devant le refus du juge d’instruction de procéder à la libération de ses clients alors que les auditions au fond et les confrontations avec les auteurs du putsch manqué ont indiqué qu’il y a jamais eu de complicité entre les gendarmes et les éléments de la Garde Républicaine.

 

L’avocat fustige en outre, l’attitude du commandement en chef de la gendarmerie qui en plus de garder un mutisme inquiétant sur ce dossier a procédé à la suspension des salaires des 5 gendarmes. Lesquels, rappelle Me Makanga Missamou, n’ont jamais été reconnus coupables des faits mis à leur charge.  «  Les gendarmes impliqués à tort dans une affaire dont ils ne connaissent ni le début, ni la fin, sont en réalité en détention pour avoir accompli leur devoir ; celui d’aller au travail et de protéger au péril de leurs vies un édifice public » conclut l’avocat.

 

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