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Politique

Déclaration de la Coalition opposition/société civile : « Une transition sous la menace des armes… »

par BITOLI Valérie - 23 Dec 2020, 08:19 272 Vues 0 Commentaires
IMG Laurent Angue Mezui, porte-parole de la Coalition.

L’heure est grave.  Le projet de modification de la Constitution annoncé par le gouvernement  suscite dans l’ensemble du pays et même à l’extérieur une vague de contestations. Les acteurs de la société civile et de l’opposition n’attendent pas laisser passer une manipulation de la mère de la loi à des fins inavouées préparant une succession dynastique au sommet de l’Etat.  

 

Conséquence,  hier mardi 22 décembre, Guy Nzouba Ndama, Alexandre Barro Chambrier, Jacques Adiahenot, Albert Ondo Ossa, Jean Valentin Leyama,  Théophile Makita Niembo,  Raphaél Bandega-Lendoye, Louis Gaston Mayila, Georges Mpaga, Laurent Angue Mezui et bien d’autres se sont retrouvés au siège du Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM, au Centre-ville,   pour la lecture d’une déclaration commune. 

 

Les signataires de cette déclaration ne sont pas passés par quatre chemins pour fustiger la « banalisation de la Constitution ».  L’objectif véritable de cette révision constitutionnelle, relèvent les acteurs de cette déclaration,   est de reconnaître et préparer la vacance du pouvoir au sommet de l’Etat en dévoilant enfin la réalité de l’état de santé d’Ali Bongo. Lequel, souligne le porte-parole de  circonstance, Laurent Angue Mezui, n’est plus en mesure d’exercer les fonctions de Chef de l’Etat qu’il a confisquées au mépris des suffrages du peuple.

 

Une transition sous la menace des armes

 

Pour les signataires, la mise en place d’un triumvirat pour  conduire la vacance de la présidence de la République,  introduit une complication inutile  de la conduite de la transition. Ce d’autant que l’intégration du ministre de la Défense dans ce collège soit de nature à fragiliser la cohésion de la transition et son caractère civil, introduisant la crainte d’une transition sous la menace des armes.  Des bouleversements qui découlent de l’expression des sourdes rivalités entre les fractions au sein du pouvoir et l’exacerbation de leurs contradictions, rajoutent les auteurs de la déclaration. «  On doit y reconnaître la marque d’une peur panique caractéristique des régimes en fin de cycle. L’instinct de conservation du pouvoir qui s’exprime ainsi pourrait entrainer le pays dans une conflagration générale » préviennent l’opposition et la société civile.

 

La communauté internationale alertée sur les risques de dérapage

 

Les signataires appellent donc la communauté internationale, notamment, les partenaires du Gabon,  les institutions sous régionales et l’Union Africaine, l’Union européenne et les organisations des Nations Unies sur les risques d’instabilité et de troubles sociopolitiques que peut engendrer à court, moyen et long termes l’application de cette révision constitutionnelle.

 

 

 

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