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Droits d’auteur : Le Bugada dans la léthargie, les artistes broient du noir

IMG De nombreux artistes n'arrivent toujours pas de leurs productions artistiques.

Bâtiment délabré, absence de matériel de fonctionnement, le Bureau gabonais des droits d’auteur et de droits voisins (Bugada) peine à sortir de sa léthargie.

 

Depuis la mise en place de cette entité, sous tutelle technique du ministère de la Culture et des Arts, le bureau peine à assurer ses missions au Gabon. Ce, malgré les interventions de l’actuel Directeur général, Maxime Obame Ella, visant à présenter cette structure comme une entité à même de garantir les intérêts des artistes et de leur ristourner l’argent lié à leur production.

 

Et ce n’est pas à son siège de Louis, dans le premier arrondissement de la commune de Libreville que l’on dira le contraire. Un bâtiment délabré, absence de matériel et autres outils de fonctionnement. C’est dans cette ambiance sombre, voire lugubre que le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, du Transfert de technologies, de la Culture et des Arts, Patrick Mouguiama-Daouda, a procédé, il y a quelques semaines, à la remise de deux moyens roulants et des consommables. Selon l’initiateur, ce matériel devrait permettre à la structure, qui a en charge la gestion des droits des créateurs des œuvres de l'esprit, de se montrer efficace et de réaliser pleinement ses missions.

 

Mais personne n’est dupe. Tout le monde a vite compris que cette vaste mascarade vise à cacher les affaires de malversations financières, de détournements et de gabegie au Bugada. Sinon, comment expliquer qu’alors que des montants d’argent sont reversés par les entités privées qui font des œuvres des artistes des biens précieux, le Bugada peine à redistribuer, de manière régulière, ces profits. Tout est géré dans l’opacité totale ! Combien d’artistes et autres créateurs des œuvres de l’esprit bénéficient-ils des fruits de leur production au Gabon ?

 

Pour une grande opinion, il serait, peut-être, mieux que l’Etat se débarrasse de ce pan et le laisse aux mains des privés, comme cela se fait sous d’autres cieux. Là-bas, les artistes vivent pleinement de leurs arts, alors qu’au Gabon, ils sont réduits à la mendicité.

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