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(Enquête) Malversations financières à Gabon Autosur : Où sont passés les 245 millions de redevance à l’Etat ?

IMG La société Gabon Autosur au coeur d'un vaste scandale.

Le divorce est désormais consommé entre le président de la CGPMEI et les responsables de Gabon Autosur. Ces derniers  n'ont pas apprécié l'immixtion d’Emmanuel Zué, le président la CGPMEI, dans la gestion de l'entreprise spécialisée dans les contrôles techniques des véhicules. Ce, alors que le patron des petites et moyennes entreprises estime que la société Gabon Autosur, qui a signé une convention de concession des services publics des visites techniques et de la pose des plaques d'immatriculation, exploite un domaine d'utilité publique et qui ne peut échapper au contrôle aussi bien des pouvoirs publics que celui des partenaires sociaux de la société civile. Il s'agit des services délivrés aux contribuables.

 

 

L’Etat par cette convention cède ainsi aux centres de contrôles techniques les services publics de visites techniques et de la pose des plaques d'immatriculation. En contrepartie de cette concession, les centres de contrôles techniques reversent  périodiquement des redevances dans les comptes du trésor public.  des montants en fonction du nombre de véhicules contrôlés et immatriculés. Cette redevance est directement versée dans les comptes du trésor public à travers la direction générale des transports terrestres (DGTT).

 

Le début des pratiques mafieuses

 

Seulement voilà, depuis quelques mois un dossier brûlant est apparu sur la table des instances judiciaires. Il s'agit des  sommes supposées versées par Guidat Fabrice à Anatole Kabounou Onkoni au titre des redevances  de l'ordre  de 245 millions de Fcfa.

 

Au mois de juillet 2021, dans un courrier dont nous avons obtenu copie, Guidat Fabrice demande des comptes à Anatole Kabounou Onkoni à propos de la destination prise par les  sommes qu'il aurait prétendument versées régulièrement pendant des années et qui ne se retrouvent pas dans les comptes du trésor public. Ce qui fait penser à un détournement desdites sommes par l’actuel directeur général de la DGTT.  Mais ne voulant pas porter le chapeau de ce qui s'apparente inévitablement à un scandale, l’actuel directeur général de Gabon Autosur va aller plus loin en portant cette affaire devant les instances judiciaires.

 

 

Pour que toute cette affaire soit tirée au clair, Emmanuel Zué à l’époque partenaire de Gabon Autosur, va demander   à l’Administrateur général de la société,  Joseph Tripodi,  de tout faire pour éclaircir la disparition d’une somme d'argent  aussi importante.  Une initiative que n’aurait pas apprécié, le DG de Gabon Autosur. Fabrice Guida va à la découverte de la missive envoyée par Emmanuel Zue, faire parvenir un courrier à ce dernier dans lequel il le somme « de ne plus parler au nom de Gabon Autosur ».

 

Il n’en fallait pas plus pour que des sources au fait de cette affaire affirment que Guidat Fabrice est certainement bien informé de la destination prise par l’argent. « Kabounou Onkoni et Joseph Tripodi ne seraient peut-être que des victimes des manœuvres de Guida » indique une source.

 

« C'est de l'argent public, l'argent des contribuables. Des populations c'est-à-dire des entrepreneurs, des fonctionnaires et des personnes lambdas qui se sont acquittés  de leurs obligations de visites techniques et de la pose de plaques d'immatriculation. Cet argent n'est donc pas celui de Gabon Autosur, mais c'est de tous les assujettis à la loi rendant obligatoire les contrôles en République Gabonaise. Cette situation s'explique mal alors que nous venons de passer deux ans à accuser les responsables du ministère des Transports de détourner des fonds publics », explique Emmanuel Zue.

 

Et de poursuivre : « alors que je pensais que cet acte était l'œuvre de monsieur Tripodi, le courrier de Fabrice Guidat qui m'interdit désormais de m'exprimer au nom de Gabon Autosur me conduis désormais à m'interroger sur le rôle de ce dernier dans cette affaire.

 

La question est donc, de savoir qu'est qui peut bien inquiéter Fabrice Guidat. L'argent qu'il dit avoir versé à la DGTT n'est jamais arrivé au trésor public. Monsieur Anatole Kabounou Onkoni n'a également jamais reçu à main propre cet argent. Anatole Kabounou Onkoni le DGTT a raison de dire qu'il n'a jamais touché un seul rond des mains de Fabrice Guidat.

 

 Toutes les fois que j'ai posé ce problème à Guidat Fabrice, il m'a  toujours dit avoir transmis ces sommes aux collaborateurs du DGTT et non au DGTT lui-même. Guidat Fabrice avec sa forte expérience dans la gestion de Gabon Autosur pouvait il ignorer la différence entre une quittance du trésor payée dans une caisse du trésor public et une quittance de versement payée auprès d'un chargé d'études du DGTT ?  Monsieur Guidat Fabrice peut-il expliquer pourquoi il lui a fallu plusieurs années et une accumulation de sommes pour se rendre compte que l'argent qu'il prenait chaque trimestre pour aller verser entre les mains du chargé d'études du DGTT, sans quittance du trésor public, constituait un risque pour l'entreprise qu'il avait la charge ?

 

 Monsieur Guidat Fabrice connaît bien la signature de Guidat Fabrice. Pourquoi, dès les premiers reçus qui lui ont été délivrés, il n'a pas compris que ce n'est pas Anatole Kabounou Onkoni, le DGTT, qui signait ces reçus et qu'en cas de litige (comme maintenant) cela pouvait lui porter préjudice ? Autant de questions auxquelles Guidat Fabrice va devoir répondre auprès des plus hautes autorités, car il s'agit d'un détournement de fonds publics entre lui et le secrétariat du DGTT, vu que l'argent est bien sorti des caisses de Gabon Autosur. »

 

(Affaire à suivre)

 

 

 

 

 

 

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