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Grève à l' Agence nationale des parcs nationaux : « Nous sommes toujours maltraités et relégués au rang de mendiants. »

par BITOLI Valérie - 26 Dec 2020, 16:47 344 Vues 0 Commentaires
IMG Une vue des éco-gardes lors d'un mouvement de grève précédent.

Sept semaines après le lancement de leur mouvement de grève, aucune avancée significative n’a été enregistrée. Au contraire, la hiérarchie s’est plongée dans un mutisme inquiétant face aux revendications des écogardes.

 

 

Sept semaines après le lancement de la grève par le Syndicat national des écogardes du Gabon, aucun point inscrit dans le cahier des charges n’a connu une avancée significative. Bien au contraire, « nous sommes toujours maltraités et relégués au rang de mendiants. Aujourd’hui, nous enregistrons deux mois de salaires impayés ». Pour le personnel de l’ANPN, en plus du ministre Lee White, l’actuel Secrétaire exécutif, Christian Tchemambela, la Directrice des ressources humaines, Annie Maroga, et le Directeur technique, Hubert Ella Ekoghat, ont décidé d’en finir avec les écogardes. La preuve, les menaces régulières du SE, les licenciements abusifs de la DRH et les affectations disciplinaires et les suspensions au poste du DT.

 

 

Au nombre de griefs inscrits dans le cahier des charges, il y a, entre autres : « le statut de l'écogarde, les cotisations à la CNSS, l’assurance maladie Ascoma, le paiement des salaires ». Le personnel exige également une amélioration considérable des primes de logement à 100 mille Fcfa. « Actuellement, notre prime de logement est de 18 mille Fcfa, même une chambre ne peut être à ce prix », indique le leader de cette organisation syndicale. Il y a également une prime d'astreinte, qui devrait passer à 75 mille Fcfa. Au regard des risques encourus quotidiennement, les écogardes exigent une prime de risque évaluée à 100 mille Fcfa et le versement de la prime de ristourne, conformément à l'article 71 de la loi n° 3/2007 d’août 2007 relative aux parcs nationaux.

 

Les écogardes exigent également un salaire net à partir de 500 mille Fcfa. « Nous sommes la cheville ouvrière de l’ANPN, ceux qui sont dans les bureaux ont des salaires faramineux et nous qui faisons rentrer de l’argent, nous sommes payés à  monnaie de singe » indiquent-ils.

 

Le Secrétariat exécutif, au lieu de respecter ce cahier des charges, préfère botter en touche, en traitant de tous les noms d’oiseaux le personnel. Depuis le lancement du mouvement de grève, seule une rencontre a été organisée par la tutelle, sans plus. Là aussi, pas grand-chose à se mettre sous la dent.

 

A la demande du ministre Lee White, hostile aux grèves et aux revendications des agents de son département, certains membres du syndicat ont été suspendus de leurs fonctions. Désormais, ces derniers se tournent les pouces à la maison.

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