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Habib Sylla, Gabonais seulement pour ses intérêts

par BITOLI Valérie - 16 Oct 2020, 10:57 925 Vues 0 Commentaires
IMG Habib Sylla ne cache pas le caractère oportunistre de sa prise de la nationalité.

Il fait, depuis quelques jours, l’actualité dans son Mali natal. Et pas forcément pour de bonnes raisons. Récemment, cet opportuniste invétéré s’est, négativement, illustré, comme le rapporte le média en ligne malien « bamada.net » : « …quelques heures seulement après la prise du pouvoir par le colonel Assimi Goïta et ses hommes, Habib Sylla a souhaité les rencontrer. Il obtient un accord de principe, mais avant, il prend le malin plaisir d’envoyer une valise pleine d’argent à Kati [lieu où siègent les militaires actuellement au pouvoir, ndlr]. Retour à l’envoyeur. Son envoyé et son argent furent renvoyés illico presto ».

 

Président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, il s’est souvent vu contester cette qualité par ses compatriotes, du fait de sa nationalité gabonaise. Pour répondre à ses contempteurs, le « Gabonais » Habib Sylla « Ngoye » a déclaré que, non seulement, il avait été contraint de prendre la nationalité gabonaise, pour obtenir certaines facilités dans ses affaires, mais qu’en plus, le document, qui atteste qu’il avait renoncé à la nationalité malienne, était un vrai-faux. Parole de faussaire ! L’homme, pour ceux qui ne le savent pas, est un as en la matière.

 

D’ailleurs, cela lui a déjà valu un séjour en prison. C’était en 2003, et cela avait fait l’objet d’une dépêche publiée par la PANA (agence panafricaine de presse), le 25 octobre 2003 : « Le président du Conseil des Maliens du Gabon, Habib Sylla Ngoye, transitaire connu, a été écroué à la prison de Libreville, après avoir été reconnu coupable de délit de contrebande et faux et usage de faux, par le tribunal de première instance de Libreville… ». En fait, notre « compatriote » malien avait été incarcéré à la Prison centrale de Libreville, avec huit de ses complices, pour avoir trafiqué le site informatique de la douane. Un as, on vous disait ! Mais Habib « le bien-aimé » fut très vite libéré sur instruction du ministre de la Défense de l’époque qui, entre-temps, est devenu président de la République.

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