IMG-LOGO
Accueil Article (Incarcération politique) Yeo Sihifowa est passé à la barre
Politique

(Incarcération politique) Yeo Sihifowa est passé à la barre

par BITOLI Valérie - 15 Aug 2020, 08:23 909 Vues 0 Commentaires
IMG Une campagne pour la libération de Yeo a été lancée depuis le début du mois de juillet.

Hier en matinée, l’informaticien ivoirien détenu depuis quatre ans au sein de la prison centrale de Gros-bouquet, est passé devant le tribunal. Le verdict est attendu pour le vendredi 21 août prochain.

Il a été surpris, cette matinée du vendredi 14 d’août, d’être appelé par les gardiens de la prison centrale de Libreville avant d’embarquer dans une fourgonnette en direction du tribunal de première instance situé à moins de 10 kilomètres de la maison de détention.  Après quatre longues années d’une pénible incarcération, Yeo Sihifowa revoit l’extérieur de la prison de Gros-bouquet à l'occasion de son procès. 

 

 

Une séance  quelque peu expéditive qui a constitué, pour l'essentiel, au parquet à présenter les chefs d'accusation à l’encontre de l’informaticien âgé de 39 ans. Yeo est accusé de «  falsification », « de publication de faux résultats » et « de trouble à l’ordre public », le procureur a, à cet effet,  requis une peine de prison  de cinq ans à l’encontre de Yeo.  Des chefs d’accusation requalifiés puisqu’au début de la procédure, l’informaticien ivoirien était poursuivi pour des faits « d’atteinte à la sûreté de l’Etat ».  C’est donc suite à la requalification de ces faits qu’il a été présenté hier devant le tribunal correctionnel.

 

 

Des accusations battues en brèche par ses avocats, lesquels n’ont cessé pendant quatre ans, de clamer son innocence en relevant que l’informaticien ivoirien n’était présent dans les équipes de campagne de Jean Ping que pour une prestation de service qui consistait à la compilation des résultats envoyés par les représentants de l’opposant au sein des bureaux de vote. Par conséquent, ils ont demandé la relaxe pure et simple de leur client.

 

 

En attendant le verdict des juges, le vendredi prochain,  plusieurs sources judiciaires proches  du dossier indiquent que Yeo va sans doute être condamné à une peine équivalente aux nombres d’années déjà passées à la prison centrale avant d’être expulsé du pays avec une interdiction d’y mettre les pieds.  Une éventualité qui serait une issue plus ou moins salutaire pour les différents partis. Yeo pourrait ainsi être libéré et  regagné son pays quand  la justice gabonaise  sauvera la face.  Cette dernière embarquée dans un dossier purement politique qui visait semble-t-il à régler des comptes à l’opposant gabonais, Jean Ping.

 

 

Pour rappel, Yeo Sihifowa a été arrêté au lendemain de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle ,le 1er septembre 2016, au quartier général de Jean Ping.  En Côte d’Ivoire,  d’Abobo  (sa ville natale) à   Abidjan la capitale, plusieurs voix au sein de sa famille  et dans la société civile n’ont cessé de multiplier les appels pour exiger la libération de leur fils et compatriote.

 

Partagez:

0 Commentaires


Postez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués * sont obligatoires