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Société

Interview de Roger Ondo Abessolo : « Si cette dette n'est pas inscrite dans cette loi, alors il n'y aura plus de travail au ministère des Affaires sociales… »

IMG Roger Ondo Abessolo, deuxième en partant de la droite, prévient sur le risque de paralysie.

Ainsi parle le Secrétaire exécutif national du Syndicat national des travailleurs du secteur social (Synatrass). Exédé par les promesses non tenues par l’Exécutif, le leader syndical promet une paralysie de son département si l’argent n’est pas reversé aux agents.

 

Propos recueillis par Wilfrid Kombe Nziengui

 

Depuis plusieurs mois, vous avez déposé sur la table de votre tutelle un cahier des charges. Sauf qu’à ce jour, les solutions tardent à être apportées. Qu’en est-il exactement ?

 

Malheureusement, nous observons que malgré cette bonne volonté du ministre, les solutions à nos principaux problèmes relèvent, soit de la compétence du Premier ministre, soit de celle du président de la République. Or, à ce niveau, c'est l'indifférence totale. Je fais allusion au statut particulier des travailleurs sociaux, au paiement des arriérés de la PIP du deuxième trimestre 2015. En un mot, les solutions à nos difficultés se situent au plus haut niveau de l'Exécutif.

 

Quelles actions comptez-vous entreprendre pour parvenir à rentrer dans vos droits ?

Il y a une semaine, nous avons eu une séance de travail, qui a réuni la Direction de la programmation (Budget), la Dcaf (Affaires sociales), les partenaires sociaux qui défendent ce droit dans notre ministère et le Secrétariat général du ministère du Budget représenté par le SGA qui a présidé la réunion. Nous sommes convenus de la prise en compte de cette dette dans la loi de finances rectificative 2021 qui, d'ici peu, sera présentée au Parlement. Il faut préciser que cette séance de travail a eu lieu grâce à une grande mobilisation au ministère du Budget et à l'intérieur du pays pendant quatre (4) jours. Si cette dette n'est pas inscrite dans cette loi, alors il n'y aura plus de travail au ministère des Affaires sociales.

 

Votre mot de la fin

Je remercie votre journal pour l'opportunité offerte. Opportunité qui me permet d’interpeller surtout les agents du ministère des Affaires sociales où qu'ils soient, afin qu’ils prennent conscience des enjeux liés à notre cahier des charges. Car l'amélioration de nos conditions de vie et de travail passera par un rapport de force en notre faveur. Le cas échéant, c'est la misère totale du travail du secteur social.

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