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Culture

L’équipe de « Ciné le Mag Afrique » démissionne : Quand Canal+ Afrique censure les opinions…

par BITOLI Valérie - 20 Jul 2020, 16:29 234 Vues 0 Commentaires
IMG Une vue des présentateurs demissionnaires.

La démission de l’équipe de présentateurs de l’émission « Ciné le Mag Afrique » n’en finit plus de faire parler. Le groupe Canal+ Afrique est accusé de se comporter en néo-colonialiste et en censeur du pluralisme d’opinions.

Vous avez sans doute eu l’occasion de regarder cette émission sur les chaînes du groupe Canal+.  « Ciné le Mag Afrique » une émission dont la ligne éditoriale consistait à présenter  le cinéma Africain, ses acteurs et son évolution ne sera plus présente sur  vos petits écrans. Du moins, avec l’équipe composée de Claire Diao et d’Essimi Mévégué. Les raisons de cette interruption subite, la démission collective de l’équipe de présentateurs suite à la censure  d’un épisode de l’émission.

 

D’après nos confrères, du site en ligne Blacknews. FR, l’émission aurait été interrompue par le directeur des programmes de Canal Plus Afrique, le 23 juin dernier parce qu’une intervenante, Annabelle Lengronne, aurait présenté la militante antiraciste française, Assa Traoré, comme « une figure féministe inspirante ». L’actrice française d’origine sénégalaise aurait-elle dû cacher son admiration pour  la militante qui se bat contre les violences policières en France, ce, depuis le décès de sa sœur cadette  après une interpellation des gendarmes ? 

 

C’est visiblement la position du  directeur des programmes de la chaîne, lequel d’après la présentatrice de l’émission n’a pas hésité à menacer d’éviction l’ensemble de l’équipe. Le directeur des programmes de Canal+ Afrique, Frederic Dezert serait, d’après l’actrice, allé faire irruption sur le plateau du tournage de l’émission pour intimer dans un ton « hostile » et très « agressif » à l’actrice invitée de ne plus prononcer le nom de la militante.  Pour se défendre,  Fréderic  Dezert indique qu’Assa Traoré est un sujet franco-français et n’avait aucun rapport avec le cinéma ou notre public africain ».

 

Une défense à la limite de l’irrespect  à l’égard des téléspectateurs africains réduits à des enfants incapables de distinguer ce qui est bon et ne l’est pas pour eux.  D’ailleurs plusieurs personnalités du cinéma africain n’ ont pas hésité à tirer à boulets rouges sur le groupe français : «  il faut sans doute être blanc pour parler des noirs et surtout il ne faut pas ériger en modèle une femme noire qui lutte et qui fédère » souligne avec ironie, la réalisatrice franco-marocaine, Simone Bitton.  L’affaire n’a pas fini d’écorner l’image du groupe Canal+.

 

 

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