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Politique

Loi sur les catastrophes sanitaires : « Appel à agir » et « Touche pas à ma terre » en audition chez Mborantsuo

par BITOLI Valérie - 29 May 2020, 19:21 238 Vues 0 Commentaires
IMG Elza Boukandou a défendu la saisine du mouvement Appel à agir.

Suite à leurs saisines, les mouvements citoyens ont été auditionnés par la Cour constitutionnelle.

Les neuf  juges donneront-ils raison   aux  mouvements citoyens  qui demandent l’annulation de la loi sur les catastrophes sanitaires ? Très souvent critiquée pour sa propension à rendre des décisions qui vont  toujours dans le sens de la préservation des intérêts du pouvoir en place, la Cour constitutionnelle est une nouvelle fois mise devant ses responsabilités.  Confirmée la hideuse réputation de « Tour de pise » ou invalider une loi que les mouvement citoyens et les députés de l’opposition présentent comme anticonstitutionnelle.

 

Marie Madeleine Mborantsuo et les siens s’en tiennent pour le moment au respect des procédures.  D’où les auditions,  le jeudi 28 mai, des représentants des mouvements citoyens « Appel à agir » et «  Touche pas à ma terre ». Elza Ricthuelle Boukandou au compte des premiers et Jean Valentin Leyama, Eléonore Obame, Moise Meyo M’Obiang  pour les seconds ont devant la  haute cour usé d’arguments pour soutenir leur démarche. 

 

Si le contenu des débats n’a pas été rendu public, les deux mouvements indiquaient dans leurs premières déclarations que par cette loi, le pouvoir en place s’était octroyé la possibilité de déclarer l’état d’urgence sans avoir à se référer aux chambres du parlement. 

 

Le mouvement Appel à agir allait plus loin en soulignant que l’adoption de cette loi opère un extraordinaire transfère de compétence du président de la République au gouvernement. Au point de désormais laisser penser à une tentative de coup d’état institutionnel contre le président de la République.  «  Tout se passe comme si conscient de l’incapacité de Monsieur Ali Bongo à assumer les charges de sa fonction, le parlement et le gouvernement s’étaient mis d’accord pour transférer ses pouvoirs à ce dernier », faisait remarquer les Dix. 

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