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PK 80 Le calvaire !

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Depuis près d’une semaine, les populations gabonaises, qui empruntent la nationale 1, unique voie d’entrée et de sortie de la capitale  vers l’intérieur du pays, vivent le calvaire. Pour cause, l’immense bourbier qui s’est créé au niveau du point kilométrique 80.

Partir de Libreville pour l’intérieur du pays devient un véritable parcours du combattant pour les transporteurs aussi bien que pour les usagers qu’ils transportent chaque jour. Le bourbier du village Andem, communément appelé PK 80 rend la circulation quasi-impossible, au grand dam des usagers qui sont parfois contraints de passer plusieurs heures, dans des embouteillages. Certains véhiculent se retrouvent enfouis dans la boue avec le risque de détruire leurs véhicules. S’agissant des points d’embarcation, les destinations changent, le saucissonnage du trajet s’impose désormais aux passagers qui veulent absolument regagner l’intérieur du pays. Libreville-PK 80 est au coût de 3000 Fcfa le trajet. Les passagers traversent à pied le bourbier, bagages en main, où dans des brouettes, avant de tenter d’autres occasions vers les destinations de leur choix.

 

 

La présence, le samedi dernier, en après-midi, du nouveau ministre en charge des infrastructures routière, Léon Armel  Bounda Balonzi, n’a pas changé grand-chose à la situation. Bien au contraire, la présence du ministre a davantage exacerbé les critiques sur le mutisme du gouvernement devant une situation catastrophique.

 

 

Les denrées alimentaires pourrissent

 

Des centaines de camions, assurant l’acheminement des denrées alimentaires vers la capitale, sont en stationnement au niveau du PK 80, à cause du mauvais état de la route sur cet axe. Ce qui paralyse sans conteste l’économie du pays.

 

« Cela fait près d’une semaine que mon camion de bananes est garé ici. Je ne peux pas rallier Libreville, pour liquider ma marchandise, la banane mûrit et pourrit dans le véhicule. Je ne sais pas comment me relever de cette perte », confie, M. Camara transporteur en provenance du Cameroun...

 

Triste réalité pour ces camionneurs qui assistent impuissants à la détérioration de leur marchandise. C’est environ une cinquantaine de véhicules transportant des denrées alimentaires qui sont à l’arrêt au niveau de la Nationale 1... Le constat de désolation est aussi celui des transporteurs de grumes. Le retard d’acheminement vers les usines de transformation cause un profond manque à gagner pour ces opérateurs économiques.

 

Dans un pays importateur de denrées alimentaires à près de 90 %, la dégradation de la Nationale 1 risque à la longue de créer dans les marchés de la capitale une pénurie de denrées alimentaires. Vivement des solutions.

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