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(Reportage) Cap Esterias: la forêt de tous les trafics

par BITOLI Valérie - 29 Jul 2020, 09:49 276 Vues 0 Commentaires
IMG Cette forêt est devenue le lieu de tous les crimes.

Entre assassinats, trafics d’organes humains, de stupéfiants et passage pour immigrés clandestins, la vaste forêt du cap Estérias, située dans le 1er arrondissement d’Akanda, est le foyer de toutes les activités illicites.

Par Wilfrid Kombe Nziengui

 

 

Elle figure parmi les coins les plus sinistres du pays où se perpètrent de jour comme de nuit, des actes odieux, à tel point que la psychose a envahi le quotidien des populations de cette partie du pays. Des anciens reportages, des faits nouveaux, en passant par des témoignages des habitants du Cap Estérias, c’est un véritable chapelet d’actes horribles qui dénotent du climat de peur et de terreur qui prévaut derrière les arbres  de la forêt du Cap Estérias. La forêt du devenu le lieu  de prédilection de plusieurs criminels et fétichistes.

 

Fin 2014, alors qu’une jeune fille avait réussi à s’échapper des mains de ses ravisseurs qui l’y avaient déportée, les populations de cette contrée montent au créneau   pour dénoncer, dans les médias, les actes criminels.  Devant les caméras d’une télévision locale,  le 1er maire adjoint de cet arrondissement à l’époque, Marie-Rose Obala Ivenda, s'était farouchement indigné face à ces actes barbares en pointant un doigt accusateur en direction des résidents des villes voisines, Libreville et Owendo.

 

 En 2016, ce même site avait été mentionné lors des émeutes qui avaient suivi la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 27 août. Comme quoi il aurait, à l’instar de bien d’autres, servi de camp de torture et d'enfouissement de corps. Après plusieurs années, le calme n'est toujours pas revenu. Le vent de terreur plane toujours dans le coin.

 

Hormis les crimes de sang, la forêt du Cap Estérias serait également le site par où transitent tous les stupéfiants et immigrés clandestins qui entrent à Libreville. En janvier 2019, la nouvelle équipe de la gendarmerie affectée dans la zone et dirigée par le lieutenant Oyane avait saisi plusieurs sacs contenant 300 bottes de chanvre indien d’une valeur de 12 millions Fcfa en provenance de la Guinée Équatoriale.  A la tête de cette organisation, une femme de 24 ans, Ayito Moro, infirmière dans une clinique de la place. Cette dernière bénéficiait de la complicité de son conjoint militaire, agent à la Garde républicaine. Quelques semaines plus tard, ce fut le tour de plusieurs immigrants clandestins d’être arrêtés par la même équipe de gendarmerie. La preuve de la nécessité de renforcer les équipes de sécurité autour et au sein de cette forêt.

 

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