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Société

Retard de salaires à l’Artf : Les grincements de dents dans une atmosphère explosive

par BITOLI Valérie - 10 Aug 2020, 18:24 292 Vues 0 Commentaires
IMG Qui d'Ekomesse ou d'Arissani a plongé la maison Artf dans le chaos ?

Alors qu’ils exigent sous cap le paiement immédiat de leur salaire du mois de juillet, les agents de l’Artf accusent ouvertement Prosper Ekomesse de gabegie.

Nous sommes le 10 août, en ce milieu du mois, les agents de l’Autorité de régularisation des transports ferroviaire (Artf) n’ont toujours pas reçu leurs salaires du mois de juillet dernier.  La structure gérée,  depuis le 08 mai dernier, par Prosper Ekomesse Nguema,  fait face à d’importantes difficultés financières dues pour l’essentiel à une gestion chaotique des Secrétaires exécutifs nommés successivement à la tête de cette entité.   

 

Recrutements abusifs, masse salariale en constante augmentation,   salaire à la tête du client, nominations à l’emporte-pièce… Les récriminations fusent à l’encontre de Prosper Ekomesse. Celui qui fut pendant près de cinq ans le numéro deux de la maison, au poste de Secrétaire exécutif adjoint,  est ouvertement accusé de n’être pas capable de redresser la barre. Surtout que dans ce contexte explosif, les cotisations Cnss et Cnamgs ne sont plus reversées alors que son prédécesseur au poste, en l’occurrence Karine Cécilia Arissani, avait pu obtenir de la direction des deux entités des moratoires.  

 

Des accusations battues en brèche par le camp d’Ekomesse. Ces derniers incriminent, à leur tour, l’ancienne direction de s’être rendue coupable d’importants détournements de fonds, de gabegie et de choix hasardeux. Comme cette importante dette contractée auprès d’une structure bancaire de la place pour l’achat des véhicules alors que la situation économique de la boîte ne le permettait pas.  Pour eux Ekomesse a hérité d’une maison totalement au sol. « Il tente dans la mesure du possible de remettre de l’ordre », dégaine un de ses proches.

 

Un argumentaire qui ne convainc personne. Surtout pas les proches du Président du conseil de Régulation,  Sosthène Mavioga Akendengue.  L’homme connu pour avoir longtemps tenu tête à Arissani, avait lors du conseil de régularisation en juillet 2018 exigé le gel des recrutements et une gestion plus orthodoxe de la maison. Il n’en est rien aujourd’hui. Ekomesse, soulignent ses détracteurs, a dès son arrivée tenu à placer les siens à tous les postes partant de la dame de ménage aux chefs de départements. Ekomesse ne fait pas mieux que ses prédécesseurs, bien au contraire.

 

(Affaire à suivre)

 

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