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(Sécurité pénitentiaire) Port du galon pour les aspirants officiers et le grincement de dents

par BITOLI Valérie - 16 Aug 2020, 10:53 135 Vues 0 Commentaires
IMG Une vue de la cérémonie du port de galons.

Présidée par le commandant en chef de la sécurité pénitentiaire, Jean Germain Effayong, la cérémonie du port de galon des aspirants officiers s’inscrit dans le processus de régularisation des situations administratives.

La cour de la prison centrale de Libreville a  servi de cadre, le vendredi 14 août dernier,  à  la cérémonie de port de galon des 183   aspirants officiers  au rang de sous-lieutenant, lieutenant et  de deux  médecins au rang de capitaine. La cérémonie présidée par le commandant en chef de la sécurité pénitentiaire, Jean Germain Effayong, s’inscrit dans le processus de régularisation des situations administratives de la promotion 2016.  Soit quatre ans après  leur intégration.  

 

Sauf que le retard accusé dans le processus de régularisation ne manque pas de faire grincer les dents, surtout pour les 183 aspirants officiers, lesquels s’insurgent contre le fait qu’on leur fasse encore porter le galon « d’aspirant officier » alors que quatre ans après leur intégration ils devaient désormais prétendre au grade de « sous-lieutenant » et de « lieutenant plein » voir être proposé au grade de capitaine pour certains.

 

« Ce qui se passe à la sécurité pénitentiaire est hors du commun. Cette cérémonie en elle-même ne devrait pas avoir lieu aussi tardivement. Le galon qu’on nous porte aujourd’hui se donne à l’école des officiers  mais on nous le donne après quatre années au sortir de la formation. C’est simplement honteux ». Souligne, exaspéré, un aspirant officier.

 

En plus du retard accusé, les nouveaux aspirants s’insurgent contre le fait que ce galon intermédiaire ne leur  permette pas de voir leur situation salariale améliorée. «  Nous avons avec  le galon d’aspirant, le statut de stagiaire, et donc nos primes de transports, de logement ne sont toujours pas reversées à nos émoluments actuels. C’est un véritable bourbier administratif qui n’a lieu qu’au sein de la sécurité pénitentiaire. Dans les autres corps de police et de défense tout est planifié à l’avance pour que l’agent évolue sans avoir de problème » Dégaine un autre agent.

 

La frustration est d’autant plus grande que ni l’état-major piloté par le général de brigade,  Jean Germain Effayong, ni le ministère de la Justice, ne daigne ouvertement se prononcer sur la question du retard accusé.  

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